La JSK recouvre ses droits

l Enfin ! le feuilleton Harkat a pris fin avec l’octroi à la JSK des trois points du match disputé, face au CRB et qui a donné lieu à des réserves formulées par Hassani du Chabab et réfutées par Hannachi de la JSK.

Le meilleur moyen de prendre un train à l’heure, c’est de s’arranger pour rater le précédent. Voilà, exactement ce qui est arrivé à cette commission des recours de la FAF, en pondant le communiqué sanctionnant les recours des deux clubs engagés dans l’interminable bras de fer dans cette affaire tristement célèbre qu’est celle dite de  » Harkat « .

On savait que la tâche n’était pas aisée pour ces hommes, d’abord de la Ligue puis de la FAF, pour appliquer la réglementation loin de toute influence, compte tenu des ingérences et des passe-droits dont regorgent ces deux structures sportives chargées de mener à bien la compétition footballistique nationale.

Ni la Ligue nationale, qui a fait l’aveu de son impuissance à trancher dans ce conflit, ni la FAF qui a excellé dans les tergiversations ne servent le football national. Etre incapables de régler un problème de cette envergure en rendant à César ce qui appartient à Jules ne devait pas nécessiter tout ce cafouillage pour mettre un terme.

Le match s’étant joué normalement et sanctionné par la victoire des camarades de Yacef sans que nul n’ait trouvé à redire.

Ce pourquoi la JSK qui reconnaît que le joueur Harkat était effectivement sous le coup de trois cartons, mais non mentionné, dans la feuille de match refuse de rejouer le match, tel que décidé par la Ligue nationale de football avant renvoyer le dossier au niveau de la commission des recours de la FAF.

Cette dernière, plus rationnelle et sûrement moins encline à verser dans le bricolage, a décidé ce que supporters, dirigeants et toute la famille de la JSK, attendaient sans aucune faveur.

Quant au CRB qui a menacé de boycotter le reste du championnat des fois que le verdict venait à être en sa défaveur, des voix concordantes parlent de la lever de bouclier dans les quartiers de Belcourt pour faire revenir sur sa décision la commission des recours de la FAF comme si cette dernière n’était pas souveraine et que nous étions dans une République bananière.

Yannis Zafane