Le secteur de la formation professionnelle a connu ces dernières années une évolution qualifitative et quantitative, faisant ainsi de lui un domaine pour lequel des sommes colossales sont consacrées par l’Etat afin de créer les conditions d’un meilleur accueil des milliers de stagiaires qui ont décidé d’avoir un métier qui convient à leurs aspirations pour conquérir le monde du travail.
Etant les artisans et les acteurs sur le terrain du développement de la formation dans ses différentes facettes, les travailleurs, de plus en plus nombreux dans le secteur, commencent à devenir une force dans le monde du travail.
Et pour exprimer cette réalité, à l’occasion de la fête des travailleurs, une conférence-débat a été organisée à la veille du 1er Mai au CFPA de Draâ El Mizan, autour des questions relatives à la législation du travail, aux droits et devoirs du fonctionnaire, aux problèmes socio-professionnelles et enfin d’une manière particulière au statut des travailleurs de la Fonction publique. A cet effet, les organisateurs, à savoir la section syndicale de l’établissement, ont fait appel à des juristes, à l’inspecteur de travail et surtout à la première responsable de la formation professionnelle de la wilaya de Tizi Ouzou, laquelle, par sa tenacité et son sens de responsabilité, a apporté un plus considérable dans le domaine de la formation, nous a déclaré M. Mohamedi, le secrétaire général de l’union locale de l’UGTA. En effet, sa présence, parmi les responsables des CFPA de la région et des formateurs, a permis de mettre au clair toutes les contraintes et les blocages que connaissent de nombreuses structures d’accueil des jeunes, mais en préconisant les solutions idoines pour surmonter ces écueils. Sur un autre registre, l’intervention des spécialistes en droit a contribué à imprégner l’assistance constituée en majorité d’enseignants venus de Tizi Ghennif, de Azazga et de Boghni, sur la manière de gérer les conflits sociaux et sur la manière de les gérer, sans omettre d’expliquer les lois régissant les relations de travail.
En ce sens, il faut savoir que le CFPA de Draâ El Mizan a vécu une période de conflit qui a failli compromettre l’année scolaire des stagiaires, un exemple qui a été au centre des débats. En somme, cette journée de célébration du 1er Mai, loin des cérémonies protocolaires, a permis à chacun de s’exprimer et de faire des propositions pour améliorer d’une manière significative les conditions de travail dans les CFPA.
M. Haddadi
