Etant l’une des disciplines dites d’éveil, l’éducation artistique sous toutes ces formes (musique et dessin), n’a pas eu sa place dans les examens depuis l’indépendance. Pour la quatrième année de la réforme, elle a été introduite dans l’examen du BEM à titre facultatif. Au niveau de toute la wilaya de Tizi Ouzou, pas moins de 6 000 candidats ont opté pour composer dans cette matière. Les épreuves écrites ont commencé dans les centres d’examen désignés à cet effet. A Draâ El Mizan, c’est le 2 mai dernier que les cent cinquante candidats issus des CEM Krim-Rabah et Frères-Harchaoui ont composé durant une heure trente dans les mêmes conditions que celles de tout autre examen, à l’exception peut-être du dispositif de surveillance qui a été un peu réduit par rapport aux autres épreuves écrites des examens officiels.
Ainsi, les candidats ont répondu à deux exercices sur la théorie et un autre exercice pratique où ils ont recouru à l’utilisation du matériel adéquat pour ce genre d’activité. Pour M. Zamoum, chef de centre, l’épreuve s’est déroulée dans de très bonnes conditions, désigné en sa qualité de responsable pédagogique. De son côté,
M. Allilèche,directeur du collège, a pris toutes les dispositions nécessaires pour accueillir les candidats.
M. Si Hamdi, professeur de dessin au collège Krim-Rabah, a supervisé l’examen depuis la remise des sujets de composition jusqu’au report des notes sur les listes des candidats. A cet effet, il nous a déclaré que les candidats ont trouvé beaucoup de plaisir à exceller dans cette matière. « Les notes obtenues reflètent amplement l’intérêt que les élèves accordent à l’art », a-t-il ajouté. La note au-dessus de 10 sur 20 sera ajoutée tout comme celle de l’éducation physique aux notes des autres disciplines qui auront lieu le 3 juin prochain. Quelques candidats nous ont dit que l’épreuve était à leur portée. Notons qu’un atelier de correction a suivi immédiatement la fin des épreuves. Les professeurs correcteurs demandent à ce que cet enseignement soit généralisé dans tous les collèges car, faudra-t-il le souligner, nombreux sont les CEM où cet enseignement n’est pas assuré faute d’enseignants. Aujourd’hui, ce sont les candidats de Tizi Ghennif qui vont composer à leur tour.
A. O.
