La Dépêche de Kabylie

La chaussure chinoise très prisée

l L’engouement de nos immigrés pour les magasins « Tati » ou « André », est semblable à l’empressement de nos nationaux face aux produits chinois, notamment la chaussure.

Que ce soit à Aomar, Kadiria ou Lakhdaria, l’acheteur n’a de regards que pour le produit asiatique, où les prix battent tous les records, la chaussure chinoise est cédée à 300 à 350 DA/paire. Situation pénible pour nos artisans, lesquels, même en utilisant le cuir de Jijel, matière première très prisée en Europe, peinent à vendre une chaussure de qualité pour 800 DA/paire, à côté, les asiatiques n’utilisent qu’une toile de piètre qualité marchande, valant à peine 280 DA/le mètre, dans laquelle ils découpent plus de 15 paires, Mais la différence ne se situe pas au niveau de la matière première. Pour rivaliser avec eux, il est urgent d’améliorer nos connaissances en modélisme, et de parfaire toutes les tâches nécessaires à la création de la chaussure.

A. Chérif

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