Aussitôt l’oued Soummam franchi, un splendide panorama montagneux se déploie et avec lui des habitations de différentes formes architecturales, certaines éparses de style moderne et d’autres imbriquées de type traditionnel. L’ensemble s’accroche aux cimes d’une montagne qui domine le flanc est du Djurdjura, du sommet jusqu’à l’oued et une partie de la haute vallée de la Soummam. A première vue, on ne peut s’empêcher de regarder un paysage enchanteur d’une belle journée printanière d’une rare beauté que la nature a façonné pour cette forteresse inexpugnable, Takaâts, qui ressemble simplement à un paradis de l’escapade et de l’escalade. Habité par environ 3 300 habitants et éloigné de quelques encablures de la ville de Seddouk, sur le plan culturel et l’autre sur le plan sportif, épaulées par les notables désignés démocratiquement par la population, ne cessent de poter les insuffisances que recèlent leur village aux autorités locales. Un lobbying payant en témoignent les multitudes projets accordés par l’Etat. Des projets de grande envergure sont venus à point nommé atténuer les souffrances d’une population qui manquait presque de tout auparavant. L’arrivée du gaz de ville, dans cette bourgade, est perçue par la population comme un projet salvateur qui a totalement amélioré le train de vie des résidents. Continuant le programme de modernisation de ce village, les autorités locales ont procédé à la remise en état des routes et ruelles endommagées par les travaux. Ainsi, la route reliant le village à la ville de Seddouk via Mikouchadhène a été réaménagée il y a déjà une année avec une couche de bitume, ce qui permet aux écoliers, notamment, de regagner la ville par un raccourci peu fréquenté par les automobilistes donc avec moins de risques d’accidents. Un autre projet, toujours dans le cadre de l’aménagement des autres accès du village, est en cours de réalisation. Il s’agit de la route reliant la RN 74 à la cité Adha en passant par le centre de Takaâts. Les infrastructures sportives ont été aussi au menu de ce plan de développement. Pour cela, l’ancien stade a bénéficié d’une enveloppe budgétaire pour la réalisation d’une clôture et des vestiaires.
Les travaux y afférent sont en phase terminale. Un autre projet concernant la réalisation d’une aire de jeux de proximité vient d’être accordé pour ce village qui renferme un nombre impressionnant de jeunes qui s’adonnent à la pratique du sport sous la bannière de la JST, un club d’athlétisme qui a, à son actif, un brillant palmarès. Les jeunes du village au lieu de se contenter de ces infrastructures sportives étatiques ont entamé la construction d’une salle de jeux avec des matériaux récupérés d’une ancienne baraque coloniale. Dans le cadre des initiatives du village, et pour parer aux récurrentes pénuries d’eau notamment en été, les villageois ont réalisé par leurs propres moyens un forage. Parmi les anciennes infrastructures déjà réalisées depuis fort longtemps, figure un bureau de poste équipé d’une visionneuse, qui rend un grand service aux résidents qui ne se déplacent plus en ville depuis belle lurette pour un service postal.
Néanmoins, le village a acquis un terrain depuis plus d’une vingtaine d’années pour la création d’une unité de soins, mais à ce jour, ce projet auquel les Takaâtois tiennent toujours tarde à venir pendant que les malades continuent à faire des kilomètres en se rendant à la polyclinique de Seddouk pour une injection ou des soins. Ce village a acquis aussi un autre label de village industriel par excellence. C’est là où l’entreprise de renommée nationale a pris naissance avec la fabrication de produits électriques, ainsi qu’une unité de production spécialisée dans la fabrication de pommielles, une imprimerie, etc.
Ainsi, le village Takaâts assure doucement et sûrement son développement.
L. Beddar
