Tout comme chaque année, à cette période de l’année, le problème d’alimentation en eau potable refait surface notamment dans le versant sud de Bezazaoua jusqu’à Iguerraichène en passant par Tachentirt. Au village de Hocine Guenoun, président du comité de Oueld Aïssa, c’est l’inquiétude à quelques jours du début de l’été. C’est ce qu’on a rapporté dans l’une de nos éditions à propos de ce sempiternel problème. De leur côté, en dépit de tout ce qui a été dit à ce sujet, les autorités de l’APC rejettent en bloc « les accusations ». Dans une mise au point qui nous a été remise par le maire de Draâ El Mizan, ce dernier cite une panoplie de décisions prises pour résoudre le problème au plus tôt. S’agissant de l’entrepreneur qui s’est accaparé le marché, selon les représentants du village, le P/APC affirme que l’entreprise engagée est sur le terrain pour réaliser les bretelles restantes à la cité Boulaouche, en attendant les villages du sud de la commune. « L’exécutif de la commune, en collaboration avec le subdivisionnaire de l’hydraulique s’affairent à installer des fontaines publiques pour permettre aux citoyens de bénéficier plus tôt que prévu. Ces fontaines ne sont nullement anarchiques et répondent favorablement aux populations elles ont été placées selon leur choix et l’existence du réseau », répondent les rédacteurs du document précité. Contacté, M. Hocine Guenoun, président du comité de village de Ouled Aïssa, signe et persiste : « Elles ne servent pas les populations, mais sont utilisées au lavage des véhicules. Elles sont placées loin des habitations ». Le maire signale que pour les hameaux éparses où demeurent Hocine Guenoun et consorts, une extension par bretelles est prévue. M. Hamou Didouche, car c’est de lui qu’il s’agit, dit que l’alimentation se fait à partir des forages les « Smaïl » et de la chaîne dite de Sidi Ali Bounab en attendant que le versant en question s’effectuera dans un proche avenir du barrage de Koudia Tassradount (Bouira) dont le bilan d’étude a été présenté, il y a dix jours à DEM. En définitive, peut-on lire dans cet écrit, le travail annonçait à pas d’escargot à tel point qu’un membre de l’Exécutif de l’APC est dégagé pour le suivi quotidien sur le terrain. Le maire rassure les citoyens des autres villages du côté est de la Tachentirt jusqu’à Iguerraichène en passant par Henia, que des prévisions sont prises pour continuer. En tout cas, le problème d’alimentation en eau potable dans la région de Draâ El Mizan est loin d’être réglé en dépit de tous les efforts que fournissent les uns et les autres car cette vaste contrée est alimentée à partir de forages, qui se trouvent pour les plus proches, à une trentaine de kilomètres. Tout le monde garde en mémoire la pénurie vécue durant l’automne dernier. Il faudrait peut être un barrage entier pour résoudre définitivement ce problème. On parle du barrage de Koudia Tasserdount, mais la solution n’est pas pour demain.
Amar Ouramdane
