Histoire d’un mendiant dupé

La mendicité est, de nos jours, devenue le meilleur moyen pour un gain facile. C’est plus qu’un métier. Des malfaiteurs n’hésitent pas, en effet, à investir dans la traite de mendiants en envoyant des jeunes filles sillonner les villages, à la quête d’une aumône plutôt sélective (l’huile d’olive ou argent). Dans ce cadre, on raconte une histoire réelle entre un mendiant et un paysan plus pauvre que lui. Le mendiant arriva à la mi-journée chez ce malheureux, qui souffre en silence, avec un jerrican qui est presque rempli d’huile d’olive, et lui dit : «Vous avez un peu d’huile d’olive à me donner, pour l’amour de Dieu» ? «Oui ! Bien sûr, répondra le pauvre, donne-moi ton jerrican, je vais te le remplir». Un moment après, il sortira avec le jerrican vide, puis s’adressa au mendiant : «Ecoute moi, monsieur ! En réalité j’en ai aucune goutte. C’est un produit qui coûte cher, et moi je suis pauvre, je ne peux pas m’en procurer ni faire comme toi. De toute façon je te remercie, et je t’assure qu’en arrivant au bout de cette ruelle tu le rempliras de nouveau». C’est le fameux dicton kabyle «Amatsar Wayedh» qui semble être ressuscité par cette histoire un peu drôle, mais qui donne vraiment à réfléchir.

F. A.