Dans la wilaya de Tizi Ouzou, plusieurs associations activant dans les maisons de jeunes ont pu conquérir des espaces, ce qui leur a valu le statut d’organisations œuvrant pour l’intérêt public. A travers leurs activités, elles ont participé à l’animation de la vie publique.
A titre d’exemple, on peut citer le cas de l’Association des activités pour jeunes Stiti-Ali qui a élu domicile dans la Maison de jeunes de Boukhalfa depuis l’avènement du pluralisme dans notre pays, même si à un moment de son histoire, notamment durant la période allant de 1994 à 2000, un arrêt des activités a été observé indépendamment de la volonté de ses fondateurs.
Cependant, grâce à la volonté des jeunes de Boukhalfa et de la directrice de la structure relevant de la DJS, un nouveau plan d’actions a été établi pour mettre en œuvre un programme à la mesure des ambitions des membres et des adhérents, dont le nombre ne cesse de progresser au fil des années.
Essentiellement, selon Rachid Tazaoui, un membre actif, en même temps président de l’association “La démission culturelle, scientifique et éducative occupe une place importante dans le dispositif que nous avons mis en faveur des jeunes”.
Ainsi, à la demande de nombreux talents dans divers domaines, il y a eu création d’une troupe théâtrale, d’un club scientifique et de l’aquariophélie, ainsi qu’un cercle regroupant les Petits Débrouillards.
De plus, l’association ne s’est pas contentée de ce qui constitue généralement les activités traditionnelles connues dans les structures d’accueil pour jeunes, puisque les animateurs de l’association ont innové en introduisant, pour la première fois, dans notre pays, la marche à l’aide d’échasses grâce aux échanges effectués avec une association française établie à Merseille, laquelle une fois sollicitée a programmé une formation pour des enfants afin de constituer un groupe de marcheurs sur échasses.
Actuellement une section a été créée il y’a plus de 2 ans et son activité ne se limite pas à la seule wilaya de Tizi Ouzou, mais dans toutes les régions des pays, surtout à l’occasion des festivals auxquels elle participe souvent dans les défilés de marche avec les échasses, comme ce fut le cas récemment lors du festival du théâtre de Aïn Zaouia. Par ailleurs, il faut signaler que l’association Ali-Stiti a signé une convention avec les autorités locales et les responsables de la jeunesse de la wilaya pour la création d’une bibliothèque.
Enfin, en dépit de toutes les entraves, les membres de cette structure ne désespèrent pas de voir leur activité s’étendre en dehors de la localité de Boukhalfa afin, disent-ils, de s’ouvrir sur de nouvelles horizons.
M. Haddadi
