l C’est le 02 juin prochain que sera prononcé le verdict concernant l’affaire en appel jugée samedi dernier et opposant le PDG et le DG de l’Enad de Sour El Ghozlane à 30 travailleurs du complexe. L’objet du procès remonte, pour rappel, au 17 avril 2006. Ce jour-là, près de 400 travailleurs se sont rendus au siège social pour hurler leur colère socioprofessionnelle. Le même jour, le PDG recevra les représentants des travailleurs. Un PV sera même signé en présence de l’inspecteur du travail. Pendant le temps que durait la réunion, dehors, la colère et les éclats de voix, avec tout ce que cela suppose comme écarts verbaux, ne s’estompaient pas.
Le surlendemain, le PDG et le DG du groupe décident de porter plainte contre 30 travailleurs pour insulte et injure. Le 27 mars dernier, le tribunal de Sour El Ghozlane condamnera chacun des travailleurs à 02 mois de prison avec sursis, 5000 DA d’amende et 1.000.000 de dinars de dommage et intérêt.
La même affaire est donc revenue en appel samedi dernier au niveau de la cour de Bouira. Chacune des deux parties campent sur ses positions à la barre. Les avocats des plaignants accusent, la défense récuse. S’il est vrai que les premiers détiennent des enregistrements où l’on peut entendre les obscénités mises à la barre, il n’en demeure pas moins qu’il est quasiment impossible d’en identifier les auteurs. Autrement dit, autant mettre dans le même sac près de 400 travailleurs rassemblés ce jour du 17 avril 2006 au niveau du siège social du groupe. Cela n’échappera pas aux avocats de la défense qui en feront leur angle d’attaque. Dans leur plaidoirie, ils laisseront entendre qu’en gros cette plainte contre les travailleurs a pour but de faire diversion. Sur quoi ? Les syndicalistes, eux, pointent du doigt les œuvres sociales.
Quoi qu’il en soit, la cour n’a focalisé que sur l’objet du procès au terme duquel le procureur de la République requérra 03 mois de prison ferme pour chacun des travailleurs et 5000 DA d’amende.
T.O.A
