Le marché hebdomadaire sans avenir

Le marché hebdomadaire de la ville de l’ex-Maillot, semble connaître, à l’heure qu’il est, une situation sans précédent avec notamment la dégradation des lieux et le manque de commerçants qui viennent y écouler leurs marchandises. En effet, cela fait un bon moment depuis que ce marché a enclenché sa descente aux enfers, et les responsables compétents semblent ne pas y accorder beaucoup d’importance. Ainsi, l’adjudication qui vient d’être lancée par les services de l’APC de M’chedallah en vue de sa location, vient rappeler une autre fois la question de savoir quel sort sera réservé à ce marché. L’on a beau entendre parler d’un projet de déplacement du marché dans un autre endroit, mais cela semble ne pas être pour demain tant que rien d’officiel ne vient conforter cette prétendue perspective.

Mais la problématique qui se pose, est de savoir quels moyens seront mobilisés pour redorer le blason de ces lieux. Faut-il ainsi dire que les responsables municipaux au même titre que le futur locataire, doivent miser sur la réhabilitation de ce marché qui est l’une des rares sources financières de la commune.

Ceci dit, avant de penser à lui changer de mains, il faut d’abord réfléchir à la façon dont il faut se conduire pour rendre à ce marché sa grandeur d’antan. L’aménagement des lieux avec en prime l’installation de l’éclairage, la réalisation des sanitaires et autres parkings, doit être pris en priorité si on veut veiller réellement sur l’intérêt de la municipalité ainsi que celui du futur locataire des lieux. L’on a d’ailleurs par le passé, fait écho dans ces mêmes colonnes, des difficultés que rencontrait l’ancien locataire.

Enfin, les responsables municipaux, ne doivent pas perdre de vue l’importance de cette infrastructure ; celle-là même qui ne doit pas les laisser indifférents et encore moins inertes par rapport à l’état de dégradation de ces lieux. La commune de M’chedallah, aura toujours besoin de cette infrastructure qui, en plus de son caractère purement commercial, revêt une symbolique anciennement ancrée dans l’esprit des Imcheddalis qui, depuis des siècles, se sont habitués à y faire leurs emplettes chaque mardi que Dieu fait.

L. Khaber