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Une école primaire quasi-désertée

Au fil des années qui passent, contrairement aux villages avoisinants, celui d’Imezdhourar situé à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du chef-lieu de la commune de Saharidj, la situation des villageois se dégrade de plus en plus. Ainsi face à un quotidien de plus en plus rude, dépourvus de plusieurs commodités de vie notamment en période hivernale où les conditions climatiques ne sont pas clémentes.

Les villageois choisissent l’option radicale qui n’est autre que la désertion des lieux, autrement appelée l’exode rural en allant vers d’autres localités où ils peuvent prétendre à un quotidien meilleur.

Cette situation se répercute négativement sur la scolarité des enfants dont les parents n’ont d’autres choix que de rester et braver les défis que la vie au village leur impose.

La session d’examens de sixième AF de l’année en cours démontre ce marasme. En effet, un cas hors du commun s’est produit au niveau de ce village où, il nous a été permis de constater la présentation, uniquement, de trois élèves – candidats aux épreuves. Nous avons appris que ces derniers ont achevé leurs cursus primaire dans une classe d’un village voisin. Pis encore, les autres niveaux manquent terriblement d’élèves dans les rangs, ne dépassant pas la dizaine par classe. Cela dans le cas où il y a l’absence pure et simple de bambins dans les classes laissant, ainsi, un vide effarant qui n’arrange nullement les choses. Une situation des plus paradoxales imposée aux parents d’élèves qui, de ce fait, seront appelés tôt ou tard à prendre des décisions, pour peu qu’elles ne soient pas fatales quant à l’avenir des enfants scolarisés.

Ramdane Ider

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