A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, l’Association Iqra de Draâ El Mizan a organisé jeudi dernier une conférence-débat sur « Les droits de l’enfant » à la Maison de jeunes Arezki-Mansouri. Plusieurs associations ont été conviés à cette manifestation. On citera à titre d’exemple, Taneflit, Amgud et Taguta Tadelsant n’Tfughalt. L’association a invité deux conférenciers, respectivement spécialisés dans le juridique et le religieux afin d’animer les débats sur les droits de l’enfant. Dans son intervention, maître Brahimi a expliqué à l’assistance, composée essentiellement de femmes, tous les articles relatifs aux droits et à la protection de l’enfant (jusqu’à l’âge de 18 ans) mentionnés dans la déclaration universelle des droits de l’Homme, ensuite dans la convention des droits de l’enfant, document ratifié par l’Algérie. Quant au professeur Mostefaoui de l’université de Tizi Ouzou, il a abordé ces droits édictés dans le code religieux. En bon orateur, ce professeur s’est appuyé sur des versets coraniques et des hadiths du prophète Mohamed pour surtout démontrer le rôle que doit jouer la famille dans l’éducation et la protection des enfants. Au cours de ces interventions, nous avons relevé qu’il existe bien de points communs dans les deux codes. Une question cruciale a été évoquée : l’adoption et les enfants nés hors mariage. Le religieux a dit à l’assistance qu’il fallait accorder une attention particulière à cette catégorie d’enfants qui ne devraient pas être traités en parias, car ils n’ont commis aucun péché. Cette conférence a éclairé un tant soit peu l’assistance. Durant le débat, les prénoms donnés aux enfants ont suscité également des interrogations, surtout que certaines administrations refusent jusqu’à présent d’accepter des prénoms puisés dans le patrimoine amazighe. Cela étant, le volet relatif aux enfants battus et exploités a suscité lui aussi un débat au sein de l’assistance. Dans les écoles primaires, des kermesses ont été organisées pour les petits potaches. Le mouvement associatif s’implique de plus en plus dans ce créneau.
Amar Ouramdane
