l Samir Nasri, le très prometteur milieu de terrain marseillais et de l’équipe de France de football, juge excessif et même gênants les commentaires qui font de lui un héritier putatif de Zinedine Zidane. »Chaque fois que je vois la presse, on me compare à quelqu’un qui n’est pas n’importe qui et cela me gêne », a avoué jeudi le petit prodige olympien (19 ans) à deux jours de la rencontre des Bleus contre l’Ukraine comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2008, samedi soir au stade de France.Nasri a fait ses grands débuts internationaux lors du match amical contre l’Autriche au Stade de France, il y a deux mois. Pour ce baptême de feu, il avait fait apprécier sa remarquable technique et sa vision du jeu. Il avait même offert à un autre jeune, Karim Benzema, l’occasion de son premier but en bleu et celui de la courte victoire tricolore (1-0).La filiation de Nasri avec son glorieux aîné est d’autant plus tentante que, comme Zidane, le nouvel international est un enfant de Marseille et qu’il est né dans une famille d’origine algérienne.Le maestro Zidane lui-même s’est fendu d’un compliment pour son cadet. « C’est vrai, mais ce n’est pas parce qu’il a tenu des propos élogieux sur mon compte qu’il faut me comparer à lui » a avoué Nasri de sa voix douce presque timide. « D’ailleurs Zidane a aussi dit que Gourcuff et Benzema étaient de bons joueurs et personne ne les compare à lui », a-t-il poursuivi.En quelques mois, l’ancien international Espoirs aura brûlé les étapes en s’imposant d’abord comme titulaire à l’OM puis en effectuant une entrée remarquée en sélection nationale. »Je suis un autre joueur, car j’ai énormément confiance en moi », a reconnu le Marseillais. « C’est positif quand on se rend compte que l’on est capable de jouer au haut niveau ».Mais cette brusque ascension et la révélation de ses talents ne lui font pas perdre de vue son statut. « Je ne suis qu’un jeune joueur que l’on veut comparer avec quelqu’un qui a tout gagné
