Raymond Domenech rappelle l’importance du match face à l’Ukraine, ce soir, au Stade de France. Une des clés du match sera de dépasser ce « moment de doute qui fait qu’on lâche ou pas » dans un match placé en juin, période traditionnellement réservée aux vacances. Il attend donc des certitudes.
Raymond Domenech, avez-vous des doutes sur l’investissement psychologique de vos joueurs ?
R. D. : On peut avoir dans la tête ce petit truc qui fait dire: « je préférerais être en vacances, c’est chiant de jouer à ce moment de l’année ». On a toujours des interrogations sur la durée du match. Il faut être déterminé, combatif, agressif, pour dépasser ce moment de doute qui fait qu’on lâche ou pas. Cette semaine, j’ai avancé ma causerie pour qu’on rentre plus vite dans le match. Est-ce que cela aura un effet positif ou négatif ? Je n’en sais rien. La vérité ce sera pour samedi. Et sur le plan physique, on a fait tout ce qu’il faut pour mettre tout le monde à niveau, à une période où on sait qu’elle est difficile.
Vous pensez avoir encore un joker dans les qualifications ?
Dans le contexte actuel, non, on n’a pas de joker. Si la compétition s’arrête là, et si on regarde qui a perdu des points dans les affrontements directs, nous sommes troisièmes et donc, pas qualifiés. Je tire toujours la sonnette d’alarme. Rien n’est fait, on n’est pas dans une situation qui est bien. Je re-souligne mon appel au public. J’aimerais bien voir aux stades des maillots bleus, des drapeaux bleus, ce qu’on voit ailleurs. On va en avoir besoin jusqu’au bout.
Avec un joueur comme Nasri, qui a 19 ans, est-ce que la différence d’âge peut entrer en ligne de compte, pour le protéger par exemple ?
Non. Quand il est sur le terrain, il est comme les autres. Quand on porte le maillot de l’équipe de France, qu’on ait 17 ans ou 36 ans ne fait pas de différence. Il n’y pas d’indulgence. L’âge ne compte pas. Les joueurs de l’équipe de France doivent tous avoir la même envie. On ne se dit pas avec un jeune joueur « si il va bien tant mieux… « . Non. Il doit être grand tout de suite. Il n’y a pas d’autres choix.
Allez-vous le faire débuter dans le match de samedi ?
Je ne sais pas. Dans le groupe, il y a des Lyonnais (9 sur 23), des Marseillais (3 sur 23). On sait comment ça fonctionne, comment ça peut s’associer. Mais ce n’est qu’un élément. Est-ce que c’est suffisant ? Je dirais que ce n’est pas encore une garantie.
AFP
