Une éclaircie dans un ciel brumeux

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l Le nul acquis par les camarades de Ziani en terre capverdienne est un gage de réussite et une presque certitude que les Verts joueront cette année la CAN-2008. Menant toujours le bal dans ce groupe, les camarades de Karim Ziani sont bien partis pour faire partie du Gotha africain. Mais, si l’espoir reste permis pour que cette fois-ci, les Algériens ne verront pas la manifestation grandiose sur le petit écran, il n’en demeure pas moins qu’il reste le match contre la Guinée que Michel Cavalli devra prendre très au sérieux. Assistera-t-on au réveil du football national avec cette belle prouesse des Algériens en compétition africaine et le trophée ramené de Jordanie par les Sétifiens de l’ESS ? Deux éléments de réponse viennent sous-tendre cette question : Oui, car depuis des lustres, la discipline s’est repliée sur elle-même et les sélections nationales participent uniquement pour de la figuration lors des joutes continentales. ; Non car à voir de près et compte tenu de l’état de la balle ronde dans notre pays ou à deux journées de la fin du championnat, combines et coups bas sont des pratiques courantes on se dispute à qui mieux pour tenter de s’arracher les services de tel ou tel joueur alors qu’ils sont toujours sous contrat avec leur club employeur. Des joueurs qui refusent de jouer contre leur ancien club sous prétexte que le cœur n’y est pas ou par peur d’être maltraité par les supporters est un indicateur non négligeable du niveau du professionnalisme que nos sportifs ont atteint. De fait, on ne peut pas parler d’une sélection compétitive si les clubs pourvoyeurs de joueurs sont dans un tel état de déliquescence. L’on ne peut parler également de professionnalisme si les joueurs ont à l’esprit cette tendance de ramasser le plus d’argent possible au détriment de la morale et du dépassement de soi. Est-ce pour cela, peut-être, que le coach francais Jean-Michel Cavalli fait souvent appel aux Algériens évoluant à l’étranger ? Ce qui est certain, c’est que tant que nos footballeurs continueront à réfléchir avec leurs pieds, le football national ne cessera d’en pâtir. Tant que les responsables du football national se débattent dans des considérations mesquines comme ces difficultés à trouver un stade correct pour des matches comme ce fut le cas lors de la confrontation de la JSK face au MCO, où la Ligue n’a pas trouvé mieux que de faire jouer cette rencontre au stade de Aïn Defla.

Non, si les Verts connaissent des éclaircies de temps à autres, ce n’est guère parce que le football algérien est en éveil. C’est plutôt dû à ces énigmes que le football nous réserve parfois.

Yannis Zafane

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