l Quels enseignements pourrions-nous tirer de ce championnat de football de Béjaïa qui vient de se terminer ? Rien, sinon que le niveau technique restera toujours le même, c’est-à-dire en-dessous de la moyenne.
En effet et tant que les moyens financiers, matériels et même humains restent insuffisants, on ne pourra prétendre à un football de qualité et à l’émergence de talents au sein de nos clubs qui regorgent pourtant de potentialités et les centres de formation ne sont, pour le moment, qu’une vue de l’esprit chez nos responsables « d’en haut ».
En parlant de potentialités, ces dernières sont souvent mal exploitées et c’est cela le plus grand drame de notre sport-roi qui, au lieu d’injecter des encadreurs compétents et diplômés, « nos dirigeants » à tous les niveaux ont tendance à recycler d’anciens joueurs sans formation pour les petites catégories. Plus grave encore, ces derniers répondent le plus souvent absents quand ils sont sollicités par la DTW pour des journées pédagogiques. Certains d’entre eux donnent carrément le mauvais exemple par un comportement indigne de sportifs en se faisant suspendre pour 1 ou 2 ans d’inactivité pour cause d’agressions sur officiels ou autres.
Heureusement pour nos jeunes que ces « gens-là » ne sont pas nombreux car bien d’anciens joueurs réussissent un travail colossal au sein de leurs clubs respectifs, à l’exemple de Zahir Khima de la JS Tichy qui mérite beaucoup égards de la part des siens au vu de ce qu’il a surtout donné pour ce club du littoral en sacrifiant et son temps et de son argent pour contribuer à la formation de jeunes talents qui alimentent l’équipe « A » du club et même le MOB et la JSMB.
B. O.
