La Dépêche de Kabylie

Des amateurs de poésie primés

Organisées par l’Etablissement Arts et Culture, et sous le thème « Cité, Poésie et Liens », les poèsiades de la ville d’Alger se sont déroulées au complexe culturel Laadi-Flici, ce lundi au titre de la cinquième édition.

Pour encourager les amateurs de la poésie, et pour préserver ce patrimoine, l’Etablissement Arts et Culture organise pour la cinquième année consécutive, depuis 2003, le concours de la meilleure œuvre poétique.

Ce dernier a été préparé du 20 janvier au 30 mars de l’année en cours. Il a connu la participation de 107 candidats, venus de 25 wilayas, répartis entre des poètes de langue arabe, française et kabyle, ainsi que ceux du chîir el malhoune (poésie chantée), d’un âge différent de 18 à 77ans.

Bien que l’Etablissement Arts et Culture ait pris du recul dans ces activités, pour cause des travaux à la salle Ibn Khaldoun, où elle avait l’habitude d’organiser ces événements culturels, outre, le réaménagement du complexe Laadi-Flici en voie d’achèvement, elle revient avec un programme bien ficelé pour rattraper le retard.

Pour ce qui est de ce concours devenu traditionnel pour l’établissement Arts et Culture, et qui a à son actif une œuvre qui englobe les meilleurs poèmes d’auteurs qui ont pu décrocher les premiers prix, lors de ce concours. Lors de cette fête, qui a été organisée pour honorer les lauréats de ce concours, il est à noter que la participation des poètes kabyles était très faible : « Nous avons enregistré une très faible participation de la poésie kabyle, 13 textes seulement qui étaient vraiment d’un niveau très faible », « les seuls participants pour cette langue que nous trouvons chaque année, ce sont ceux des wilayas Tipaza et Tizi-Ouzou, tandis que l’ on a remarqué une absence totale des autre wilayas Bejaia, Bouira …., a déclaré M. Kheyat, l’un des membres du jury de cette compétition culturelle. Il a aussi affirmé que « personne ne n’y croi à ce concours », et d’après lui, la raison est due au « manque d’information », ce qui engage la direction de l’Etablissement Arts et Culture à prendre quelques mesures pour permettre aux gens de s’informer sur cet événement, et les inciter à venir y participer.

Les lauréats choisis par le jury pour cette année étaient comme suit : trois dans l’arabe classique (Bachir Dif Allah pour le premier prix, Hocine Abrous pour le deuxième prix, Salim Derradji pour le troisième prix), et pour l’arabe dialectal : Abdesslam Toumi, premier prix), (Kamel Cherchar 2ème prix), (Hayet Ben Ouareth 3éme prix). Par ailleurs, les lauréats de la poèsie amazigh sont Assia Bouridje (2ème prix) et Merzouk Keddour (3ème prix), notamment. Quant aux gagnants de la poésie écrite en langue française, citons, Youcef Karim Laghouti (2ème prix) et Nekachetali Leila (3ème prix). Ils ont été choisis par un membre de jury constitué d’académiciens, d’universitaires et d’hommes de lettres qui ont décerné les trois prix. Ils ont été décernés à la fin de cette fête organisée en leur honneur.

Par ailleurs, et en cette occasion, le directeur de l’établissement Arts et Culture a tenu à féliciter et encourager toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ce concours, ainsi qu’à l’édition de l’ouvrage poétique qui englobe l’ensemble des meilleures poésies des trois langues, notamment, celles de l’arabe dialectal, qui est le fruit d’un travail collectif bien ficelé. En outre, il a déclaré que ces poèmes contribuent aussi à « alimenter le théâtre et la préservation du patrimoine », de plus, il a précisé que son établissement reprend avec détermination ces activités et que le public aura droit à divers rendez-vous culturels…

Kafia Ait Allouache

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