Une salle de soins à Ath Boumaza

Personne ne peut dire le contraire. La santé est le service public qui va en parallèle avec l’éducation. A la fin des années 70, ce secteur a pris un essor considérable en jetant ses bases jusque dans les villages les plus reculés de la Kabylie en réalisant des unités de soins qui rendirent de grands services aux citoyens. Cette politique de généralisation des soins s’est estompée durant la décennie des « vaches maigres ». L’embellie financière de ces dernières années a permis dans les plans de développement communaux de redynamiser cette politique. Ainsi, de nombreuses communes ont bénéficié de ce programme. Dans la commune de Frikat, le village inscrit pour l’exercice en cours est le village d’Ath Boumaza. « C’est un projet qui va atténuer le calvaire des patients de ce village qui sont contraints de se déplacer jusqu’au chef-lieu même pour une injection », nous a dit à ce sujet M. Arezki Ghezali, le deuxième vice-président de cette APC. Effectivement, ce genre de commodités atténue les souffrances des malades qui, parfois, sont incapables de se déplacer même en voiture. Certes, ces salles de soins viennent de compléter les prestations offertes par les polycliniques, mais il faudrait trouver un moyen de les rendre plus performantes en ne se limitant pas uniquement à l’infirmier. D’abord, le passage du médecin devient impératif et puis, il faudrait penser au moyen d’ajouter un autre service, tel celui qui se chargera de la santé des mamans, du suivi et des petits soins aux bébés. Les écoliers devraient, eux aussi, être suivis sur place au lieu de se déplacer jusqu’aux UDS. En tous cas, tout ce qui se fait dans ces villages reculés n’aurait permis qu’à leur désenclavement. Quant à leur fonctionnement, seuls les responsables du secteur ont une vision de la politique sanitaire du pays.

Amar Ouramadane