Campagne de vaccination vétérinaire

Entamée avec un retard considérable, puis interrompue pour cause de rupture de stock des vaccins, et enfin relancée avec une réduction drastique de la gamme des vaccins réduite aux seuls clavelée pour l’ovin antirabique et fièvre aphteuse pour le cheptel bovin, selon des sources proches du secteur de l’agriculture.

Les races canines, équidés et caprins sont complètement ignorées et exclues de cette campagne de couverture de la santé animale, une situation controversée par rapport au discours politique des responsables de l’agriculture qui veulent positiver le bilan de leurs interventions sur le terrain en matière de relance de l’élevage en montagne, un créneau dont la réussite dépend en premier lieu du système de protection de la santé animale : passe encore quand ce sont les caprins et les équidés qui sont lésés en matière de vaccination, ces deux races rustiques sont les plus résistantes à toutes les maladies et n’encourent pas de grands risques mais s’agissant d’ovins extrêmement fragiles et qui de plus composant approximativement 87% de l’élevage de l’ensemble de la daïra de M’chedallah ; l’unique vaccin dont a bénéficié cette race cette année (anti-clavellée) est loin d’éliminer le dixième des risques de maladies endémiques qui les guette selon des spécialistes en la matière. Pour le bovin qui a été vacciné contre la rage (antirabique) c’est tout simplement incompréhensible, sachant que c’est l’inverse qui a été fait, on a ignoré la source de la rage que sont les chiens et chats et « on » traite les victimes, de plus le virus de cette terrible maladie ne s’attaque pas uniquement aux vaches mais n’épargne aucun animal, un virus qui parvient facilement à l’homme. Deux cas de rage humaine mortels ont été déjà enregistrés dans la wilaya de Tizi Ouzou et la presse, qui a rapporté l’information, croit savoir que les victimes ont été contaminées par des chiens.

Sur ce volet, la situation est extrêmement alarmante dans la région de M’chedallah qui accuse une prolifération sans précédent de chiens errants qui s’aventurent jusqu’à l’intérieur des cités et centres urbains poussés par la faim.

La reproduction fulgurante de ces chiens est due à l’arrêt total des campagnes d’abattage depuis presque une décennie : sur ce chapitre, la situation, du moins localement, n’est plus maîtrisable en raison du nombre de ces meutes éparpillées à travers le territoire de toute la daïra. La reproduction est favorisée par la présence d’innombrables dépotoirs sauvages et anarchiques.

Informé par les éleveurs de sa commune de la réduction de la gamme des vaccins, le P/APC de Saharidj a réagi par une correspondance de protestation adressée à la DSA et a promis de provoquer une réunion qui regrouperait les agriculteurs, les services agricoles et les autorités locales.

Rappelons que cette campagne de vaccination du cheptel a été confiée aux vétérinaires privés et que les APC n’ont pas été sollicitées pour assister ou superviser l’opération comme cela se faisait pas le passé.

Sachant qu’une dose ou l’unité de ce vaccin coûte pas moins de 500 DA dans les cabinets privés ; un contrôle, en fin de campagne, s’impose de lui-même dans l’intérêt des éleveurs et des animaux.

Omar Soualah