Bien que le lotissement social de la localité de Maroko située à quelques kilomètres de la ville de Tizi Ghennif sur la route d’Alger soit créée en 1994, peu d’acquéreurs ont pu lancer leurs constructions. Selon un citoyen du village, ils ne représentent pas les 2%. Nous avons tout de même fait une virée et avons rencontré certains d’entre eux qui n’arrivent pas à lancer les travaux. Notre guide nous a montré avant tout des lots traversés par les lignes électriques de haute tension. « C’est un lot qui m’a été attribué moyennant une somme de trente mille dinars. Au moment où je voulais construire, le devis pour déplacer ce poteau, que vous voyez, est évalué à douze millions de centimes. Etant un citoyen démuni, puis-je réellement construire ? », nous interroge-t-il. Comme cet acquéreur, ils sont nombreux ceux qui ne peuvent entamer les travaux à cause aussi des cas litigieux au sujet du morcellement, car au moment de l’attribution des lots, des acquéreurs auraient empiété sur les lots voisins. S’il y a des acquéreurs, qui sont confrontés à toutes ces situations, d’autres, plus aisés n’attendraient qu’à revendre les lots acquis à des prix forts. Si nous évoquons encore le cas de ce lotissement encore le cas de ce lotissement social, c’est surtout pour dire qu’il faudrait prendre des mesures cœrcitives à l’encontre de ceux qui ne construisent pas afin d’urbaniser cet endroit viabilisé à coup de millions de centimes. L’un des riverains nous a signalé qu’en raison de cet abandon, l’endroit est devenu invivable car il est fréquenté par des voyous de tout bord qui s’adonnent à tous les vices. « Il est entièrement viabilisé », a ajouté un autre citoyen qui demande aux autorités d’intervenir afin de mettre fin à cette anarchie.
Amar Ouramdane
