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Fauchaison ou scène de vie pastorale

C’est la fauchaison ; faux et faucilles sont à l’œuvre. Couper le foin, le laisser sécher sous le soleil en javelles, avant de le transformer en bottes qui seront entreposées dans une grange ou tout lieu destiné à garder le fourrage, en prévision de l’hiver à. Les éleveurs de cheptel ont compris qu’ils ont tout à gagner en effectuant ou en faisant faire, moyennant salaire, tous ces travaux harassants. Pour mieux dire, la fatigue ne compte pas devant un travail dont le résultat est satisfaisant. C’est la période où les véhicules agricoles que sont les tracteurs, circulent dans les pistes traversant près et champs, tractant soit une machine botteleuse ou une benne pour le transport du fourrage très recherché par les éleveurs — et dont l’abondance, comme c’est le cas en cette saison, signifie sa cession à un prix raisonnable ; le cheptel sera ainsi vendu à bon prix dans les marchés.

Les éleveurs sont tout sourire ; les ouvriers faucheurs s’en sortent aussi à bon compte, en travaillant en l’espace de quelques jours avec un salaire journalier de 1 200 DA. Ainsi, les villageois qui sont nombreux à ne pas perdre le sens de la vie pastorale, renouent en ce genre d’occasion avec les travaux des champs, lesquels travaux consacrent la relation entre l’homme et la terre.

N. Y.

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