A l’issue de la première journée, les commentaires ne diffèrent pas, tant chez les enseignants que chez leurs élèves. « C’est de bon augure » disent les premiers pendant que les seconds jubilent déjà par des « pourvu que ça dure ! », « c’est très facile ! »… L’épreuve de langue et littérature arabes ne semble pas avoir constitué un handicap majeur pour les élèves. Durant l’après-midi, certains élèves, ont trouvé la composition de langue anglaise abordable mais « un peu longue » par rapport au temps qui lui était imparti. Au lycée Mustapha-Ben-Boulaïd où nous nous sommes rendus, un professeur d’arabe a apprécié les épreuves avec prudence. « Nos élèves, dit-il, ont tendance à minimiser les difficultés. Tous pensent avoir réussi l’essentiel mais ce n’est pas toujours le cas. Soyons prudents pour éviter les déceptions, côté organisationnel, nous avons constaté la volonté de l’administration à satisfaire les candidats ainsi que le personnel d’encadrement ».
Le calme des candidats est à l’image du silence des lieux durant les heures de travail. Le gestionnaire de l’établissement a insisté pour nous montrer le menu du jour, une façon de dire que le lycée n’a pas failli à ses obligations. Un effort a, en effet été consenti tant sur la propreté que sur la qualité des repas servis aux candidats et au personnel d’encadrement qui seront les hôtes du lycée Ben-Boulaïd, durant trois jours pour les filières de « lettres et sciences humaines » et quatre jours pour les autres (gestion et économie). Notons que sur les 494 candidats inscrits au lycée Ben-Boulaïd 360 sont des filles, soit presque trois fois plus que les garçons. Souhaitons-leur à tous bonne chance !
Nacer B.
