L’ex-GSPC semble accentuer la pression sur les services de sécurité dans la wilaya de Tizi Ouzou. A moins d’une semaine après qu’une bombe avait fait un mort et neuf blessés à l’agence routière de Tizi-ouzou, voilà que les terroristes récidivent par un autre engin de mort déposé au même endroit.
Hier matin, aux environs de 10:30, une bombe a été désamorcée in extremis, par les éléments de déménages de la police, à la Gare routière. Cette fois-ci, l’engin explosif, de fabrication artisanale a été découvert dans un bus en provenance de Boghni, à en croire des témoins.
D’après certaines sources, le colis piégé a été découvert après la descente de tous les voyageurs. Il a été découvert dans une boîte de jus dans laquelle a été trouvé un portable qui devrait servire de détonateur.
Aussitôt l’alerte donnée, les policiers ont procédé au bouclage de la zone. Un large périmètre de sécurité fut, dès lors, instauré avant d’évacuer l’ensemble des voyageurs.
Des citoyens affirment avoir entendu, par la suite, une faible détonation. Ce qui laisse supposer que les artificiers ont procédé à l’implosion de la bombe. Une panique générale s’en est suivie, heureusement sans faire de blessés.
Les bus qui étaient sur les quais ont été immobilisés, ceux qui devaient entrer à la gare ont été contraints d’embarquer de l’extérieur, à l’image du bus desservant Hassi Messaoud, dont son départ quotidien est prévu à 11h, qui était contraint de le faire via le stationnement des fourgons de Drâa Ben Khedda.
L’accès des voyageurs a été également renforcé par les agents de la sécurité appartenant à la société de la Gare routière, appuyés par les éléments de la BMPJ. Une fouille systématique de tous les voyageurs a été instaurée pendant près de deux heures avant de lever les contraintes.
Contrairement à cette mesure de fouille qui s’applique, faut-il le souligner, d’une façon aussi légère à l’entrée de la gare, il n’en est pas de même pour celle réservée aux autocars, où les voyageurs qui y accèdent via les bus, ne subissent aucun contrôle. Ce qui aurait facilité la tâche de l’individu qui avait posé la bombe.
La tentative d’attentat d’hier a été perpétrée au moment où le tribunal criminel près la cour de justice, jouxtant la gare, s’apprêtait à juger, encore une fois, l’ancien chef de l’ex-GSPC, Hacène Hattab et l’un de ses acolytes B. Amar, tous deux en fuite, pour » adhésion à groupe terroriste armé et tentative d’homicide volontaire » avant que le tribunal ne décide de renvoyer le procès.
Ce qui laisse entendre, d’après certains analystes de la chose sécuritaire, que la main de Hattab n’est pas étrangère dans la tentative d’attentat d’hier et l’attentat meurtrier de mercredi passé. Ce dernier, faut-il le rappeler, est intervenu 48 h après que le même tribunal criminel avait condamné l’ancien chef de l’ex GSPC à la prison à perpétuité par contumace.
L’autre point de vue développé à ce sujet, est que Hacène Hattab veut adresser deux messages : celui de narguer d’abord les forces de sécurité, puisque les deux attentas sont commis face au commissariat centrale, et le second ayant trait pour démentir les informations contradictoires le donnant tantôt mort tantôt sur le point de se rendre aux services de sécurité à la faveur des mesures de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale.
D’autres par contre, attribuent les deux attentats aux éléments armés pris dans les tenailles des forces de l’ANP, pour desserrer l’étau et détourner l’arsenal pointé contre eux dans leur retranchement sur les hauteurs de la wilaya.
M. A. T