l Les avis d’appel d’offres pour la réalisation de tel ou tel projet dans les deux secteurs du bâtiment et des travaux publics sont innombrables à travers les colonnes publicitaires de la presse écrite, voire même sur les murs de quelques localités dans le but d’attirer des entreprises spécialisées en la matière. Mais que de marchés infructueux pour manque d’entreprises ! Aujourd’hui, force est de constater que les élus au niveau de collectivités locales sont tous unanimes à déplorer cet état de fait car, plusieurs marchés liés aux projets de travaux publics et du bâtiment sont déclarés malheureusement infructueux pour absence d’entreprises soumissionnaires. La consommation des plans communaux de développement (PCD) et ceux du sectoriel (PSD) est souvent ralentie par cette « rareté » d’entreprises particulièrement dans les travaux publics, où plusieurs pistes dans les zones rurales attendent leur revêtement bitumineux avec, en prime, l’existence d’enveloppes financières y inhérentes.
Même topo dans l’autre secteur du bâtiment où la cherté excessive des matériaux de construction, tels le sable et ingrédients, le ciment, le bois et la main-d’œuvre est pour beaucoup dans cette situation avec l’exode vers d’autres wilayas des meilleurs entrepreneurs de la Kabylie en plus. C’est dire que dans la plupart des cas, ce n’est pas l’argent qui manque pour le développement local, mais c’est cet autre facteur, pour le moins inattendu, qui est celui de manque d’entreprises, ce qui fait que la consommation des crédits alloués aux municipalités en est sérieusement affectée. En somme, beaucoup de pain sur la planche pour les entreprises, du moins pour ceux qui veulent réellement travailler, car avancer qu’il n’y a point de boulot, reste une pure affabulation inventée par les oisifs. Avis donc aux entrepreneurs !
Idir Lounès
