La Dépêche de Kabylie

Prix posthume pour deux journalistes

l Cela fait six ans que les Algériens attachés à la démocratie et à la liberté commémorent la mort dans l’exercice de leur travail de deux journalistes, tués dans des circonstances tragiques lors de l’historique marche noire organisée à Alger par le Mouvement citoyen de Kabylie.

 » La disparition de Fadila Nedjma et Adel Zerrouk, dans des conditions de répression a encore une fois, rappelé, en plus du courage d’accomplir le devoir d’informer et de rendre compte objectivement des faits, la situation politique et sociale difficile dans laquelle évoluent les travailleurs algériens des médias et le risque encouru dans l’accomplissement de leur tâches ordinaires « , lit-on dans un communiqué du Comité Benchicou pour les libertés.

C’est pour ces raisons que le comité a décidé de faire du 14 juin  » une journée dédiée à la liberté d’expression et la liberté de la presse et institué un prix national et international en hommage aux luttes et sacrifices des professionnels des mass médias « , ajoute le communiqué.

Pour sa troisième édition consécutive, le prix Mohamed Benchicou de la plume d’or libre de cette année a été décerné à titre posthume au journaliste Abdelhak Belyardouh, correspondant d’El Watan à Tébessa et au journaliste-écrivain syrien Michel Kilo, emprisonné par la justice de son pays depuis mai de l’année écoulée.

Abdelhak Belyardouh est décédé le 20 novembre 2002, il a été poussé au suicide par  » les potentats de la ville qui l’ont agressé, torturé et humilié  » suite à l’apparition d’écrits dans El Watan mettant en cause certains responsables de la chambre de commerce de Tébessa. Pour Michel Kilo, qui est en prison depuis plus d’une année et condamné pour ses écrits en faveur de l’ouverture démocratique en Syrie. Michel Kilo est condamné à trois ans de prison ferme.

A cette commémoration, le Comité Benchicou pour les libertés réaffirme sa crainte devant les velléités avérées du régime, tendant à encadrer la liberté et à étouffer la presse.

R. N.

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