La Dépêche de Kabylie

Quand Soltani crache dans la soupe…

Ceci, mais aussi et surtout il a avoué les réserves de sa formation quant à l’éventualité d’un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat.

Sur les motivations à l’origine de la reconduction de l’Exécutif, Soltani, impute au Chef de l’Etat, en le suggérant certes, son souci, de ne pas hypothéquer l’échéance présidentielle de 2009, ce qui aurait pu advenir s’il avait désigné un nouvel Exécutif.

Ce dernier aurait selon ses dires, nécessité un temps plus ou moins long, plus de quatre mois, alors que  » le mandat du président de la République est entré dans une phase de compte à rebours…  » Or, ce stratagème supposé être celui de Bouteflika, n’est pas pour enthousiasmer le patron du MSP, puisqu’il répond négativement à la question de savoir si le MSP serait pour un troisième mandat.  » Un troisième mandat avec qui, pourquoi faire et quel en est le contexte ? « , interroge-t-il avant d’enfoncer carrément le chef de l’Etat par rapport à la même question de la position du MSP sur un troisième mandat.  » Au niveau du MSP, nous persistons à dire que le front social est toujours ébranlé, le peuple se plaint et n’a pas tiré profit des richesses qui ne sont allées ni dans son ventre ni dans sa poche… « 

Il y a de quoi être réellement ébahi par le culot de ce chef islamiste dont l’ambivalence du discours suinte la mauvaise foi. Car, enfin, quel bougre parmi les Algériens irait admirer le » courage oppositionnel » d’un Soltani, dont la formation partage politiquement une gestion collective des affaires au sein de la coalition. Pour qui Soltani verse-t-il ses larmes de crocodile sur le sort d’un peuple  » qui se plaint lui  » d’un gouvernement et d’une coalition dont le MSP fait pourtant partie.

Et si le bilan, tel qu’il le suggère, de cette même alliance, sous la houlette de Bouteflika, est à ce point négatif, qu’avait donc le MSP à accepter d’être reconduit au lendemain du 17 mai, pour en plus servir la stratégie d’un chef de l’Etat dont  » le compte à rebours a commencé  » ?

Même les plus critiques à l’endroit du Président Bouteflika, s’indigneraient de la facilité avec laquelle Soltani crache dans la soupe, lui dont la formation doit sa position au sein du gouvernement, aujourd’hui plus qu’hier, au chef de l’Etat.

H. O

Quitter la version mobile