Le complexe culturel Laadi-Flici (Théâtre de verdure), a abrité, la quatrième édition des « Andaloussiette El Djazair ». Elle est placée sous le thème « Nouba Fi El Boustane » (une nouba au verger). Cette manifestation qui a débuté jeudi dernier et ce jusqu’au 28 juin, est organisée par l’Etablissement Arts et Culture. Elle comporte dans son ensemble un riche programme musical. Ce dernier réunira une pléiade d’associations de musique andalouse de différents endroits du pays (Alger, Boufarik, Koléa, Blida, Cherchell… ) qui offriront chaque soir, aux mordus de ce genre musical, « des moments d’évasion vers un monde dépourvu de haine ou de conflits où la beauté de la nature est appréciée et la passion du bien-aimé est fortement déclarée ».
Cette manifestation culturelle se veut, aussi, une opportunité pour « créer une tradition de rencontre annuelle des troupes qui perpétuent l’art musical andalou, encourager la confrontation musicale entre troupes naissantes et les autres associations et consacrer un espace au patrimoine musical », précisant les organisateurs.
Pour commémorer les traditions et revive l’andalou de jadis, la première soirée a été animée par l’association El-Inchirah d’Alger sous la direction de l’artiste Smaïl Henni avec sa cithare entouré de ses élèves, dans l’habit était purement traditionnel, donnant une image magique rehaussée par les vibrations de leurs voix mélodieuses et envoûtantes qui ont réussi à emporter l’assistance vers les anciens palais de l’époque arabo-andalouse avec leurs paons et chants d’oiseaux.
L’association El-Inchirah a gratifié le public présent d’une nouba dans le mode Raml el-Maya en l’entamant par une touchia jouée à l’unisson avant qu’un M’ceder Ya Kalbi Moutaâdeb suivi d’un betayhi Selli Houmoumek, interprété par Fazilet avec sa voix fragile et délicate ne viennent créer un climat de nostalgie et de souvenirs mélancoliques lointains. Le programme s’est poursuivi par l’exécution de plusieurs Q’cide (poésie populaire) tel que El-Kaoui de Cheikh Bouaza ainsi qu’une série de morceaux tirés du répertoire maâlouf, enchaîné par du med’h, dont les paroles faisaient des louanges au prophète Mohamed.
Par ailleurs, le public aura rendez-vous avec les prochaines soirées d’Andaloussiette El-Djazair », et qui verront la participation de l’orchestre du conservatoire d’Alger, El-Ghernatia (Koléa), Errachidia (Cherchell), El-Djenadia (Boufarik), El-Anadil (Alger), Nadjma (Blida), El-Widadia (Blida), El-Djazira (Alger) et Essendoussia (Alger).
Kafia Aït Allouache
