l Les travailleurs des secteurs du pétrole, du gaz et de la chimie auront un nouveau système de rémunération à partir du mois de décembre, a annoncé, Mohamed Benazzouz, SG de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC). Ce nouveau système est en phase de négociations. » Son entrée en vigueur est prévue au plus tard en décembre 2007 « , a affirmé le SG de la fédération affiliée à l’UGTA. La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et du secrétaire général de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Said. Le nouveau système de payement sera basé sur la performance, et vise à instaurer une meilleure rémunération, en particulier au profit des » compétences avérées » du secteur afin d’éviter les déperditions au profit d’entreprises concurrentes. La nouvelle rémunération sera appliquée progressivement, a encore fait savoir M. Benazzouz. Elle devrait concerner, dans une première étape, les métiers de base (exploration-production), ensuite les métiers » créateurs de valeur ajoutée de l’entreprise-mère Sonatrach pour être généralisée enfin aux effectifs de l’ensemble des entreprises du secteur des hydrocarbures”, a-il expliqué. En dehors de l’évaluation individuelle du rendement des travailleurs, il est question aussi de l’augmentation des salaires selon la compétence et pas forcément selon le grade ou la fonction. M. Khelil a réaffirmé » l’attachement de ses services au dialogue avec les travailleurs du secteur. Il a ajouté, par ailleurs, que la commission de la convention collective devrait aider à coordonner ce dialogue entre le syndicat et les différentes entreprises du secteur” M. Khelil a indiqué, à propos du rôle de la formation dans son secteur, que » la politique de valorisation des ressources humaines a permis de former 162.000 travailleurs en six ans « .
» En termes de coûts, l’investissement dans la formation a progressé de 1,5 milliard de dinars en 2000 à plus de 3 milliards de dinars en 2006 « , a noté le ministre, qui a ajouté que » le défi d’assurer la relève est en voie d’être relevé « . Le secrétaire général de l’UGTA a pour sa part rappelé les différents acquis des travailleurs, notamment celui du Pacte économique et social signé en 2006, et a fait savoir, à ce sujet, que la Conférence internationale du travail, réunie début juin, a retenu ce pacte comme » document modèle « , et a recommandé sa distribution aux gouvernements et aux organisations syndicales et patronales de par le monde.
Syphax Aït Ifilkou
