Habitant un quartier populaire, populeux, pouvons vous dire que même le sexe féminin sait vivre et se réjouir de l’ambiance d’avant et après un grand match.
S’agissant de l’équipe nationale contre une équipe étrangère tout devient spontané surtout le comportement naturel de certaines femmes. Une ambiance sublime qui règne, une effervescence incontrôlable, une excitation quoi ! (Khalouna n’bedlou) laissez-nous casser la routine.
Tout a commencé à six ou sept heures quand presque tous les fourneaux étaient éteints, et dire à la fois que tout était prêt, les femmes dont les maris et les grands enfants (garçons bien sûr, et dommage) sont fanatiques de stade en général et de l’équipe nationale en particulier devant se rendre au lieu sacré de la rivalité étaient déjà munis de leurs sandwichs enroulés dans du papier aluminium et des bouteilles d’eau tenues au frais depuis la veille. Pour celles qui ont d’autres membres de la famille devant suivre le match à la maison, elles ont vite et bien fait de mettre la table, de servir tout le monde, d’enlever et laver tout pour s’en débarrasser et pouvoir elles aussi s’installer à leur tour et suivre le jeu à l’aise.
Je peux vous dire que toutes les femmes ayant caché soigneusement quelque part un emblème national l’ont vite sorti, y compris moi qui étais harcelée par mon petit garçon vénérant le foot comme tous petit Algérien. La meilleure aussi, les quelques femmes de mon entourage lesquelles n’ont nullement hésité à éteindre leur mobile de peur d’être dérangées durant la dispute, la plupart d’entre elles étaient très branchées et même captivées au point d’ignorer ce qui se passait autour d’elles (au large Rani M’branchia). Bien sûr durant les quatre vingt-dix minutes de tension, de résistance, de peur, de rêve, d’espoir et même de certitude, on entendait des voix de femmes dominant la cité, ces femmes lesquelles ont prêté une attention immense, une concentration absolue lesquelles, avaient une ambition forte même très forte de couronnement pour l’EN. Comme on aurait tous souhaité voir quelques unes de ces femmes au niveau du stade tout simplement.
Après la défaite inattendue comme toute les femmes je présume, je range mon emblème le caressant d’un doux bisou et murmurant l’EN a perdu mais toi, je t’aime et je t’aimerai toujours le pliant précieusement et le remettant à sa place.
F. Metref