En matière d’investissements, la politique industrielle enclenchée depuis peu de temps en Algérie commence à faire valoir ses premiers résultats. A ce propos, les objectifs tracés dans cette optique sur le plan économique enregistrent un intérêt croissant des grandes entreprises de production, étrangères notamment, envers le marché algérien. Dans ce contexte, les spécialistes en la matière relèvent, d’ailleurs, un développement conséquent au niveau du nombre des partenaires étrangers ayant manifesté leur désir de s’impliquer directement ou via des sociétés intermédiaires dans les grands chantiers de la réforme économique nationale. Selon un communiqué procuré, hier par le groupe allemand, a affirmé que la firme allemande Linde va prendre 66% du capital de l’Entreprise nationale algérienne des gaz industriels (ENGI) aux termes des négociations tenues à Alger entre les deux parties. De sont côté, la partie algérienne, avec 34% des parts, se réserve une minorité de blocage au sein de la nouvelle société de droit privé algérien qui sera créée à cet effet et qui sera dirigée par un P-DG allemand désigné par ladite firme. Par ailleurs, dotée d’un capital d’investissement estimé à près de 80 millions d’euros, la nouvelle société lancera prochainement deux unités de production spécialisées, entre autres, dans le gaz de l’air ainsi qu’une unité de gaz carbonique et d’oxyde de méthylène. Il faut rappeler que les trois unités de la société française Air Liquide, à savoir, Alger, Oran et Ouargla avaient été nationalisées juste après l’indépendance de l’Algérie en 1962 et leurs activités avaient été confiées à la Société nationale de sidérurgie (SNS). Après la vague de restructurations ayant touché la nomenclature globale du secteur industriel algérien en 1983, la division gaz industriels de la Société nationale de sidérurgie a également donné naissance à l’Entreprise nationale algérienne des gaz industriels qui s’occupe actuellement de la gestion de sept unités. Pour conclure, le World Trade Center algérien affirmé que la société Air Liquide, qui n’a pu entrer dans le capital de l’ENGI, reviendrait en Algérie grâce à une nouvelle société de droit privé algérien créée dans le cadre du partenariat algero-français.
Samira Oulebsir
