Prévu initialement pour le 10 juin, l’Association Anach adhelsan Nath Irathen a préféré reporter la célébration de cet anniversaire au 18, en raison des épreuves du baccalauréat.
Plusieurs personnalités ont fait le déplacement, dont Ali Abane. La cérémonie quasi rituelle de dépôt d’une gerbe de fleurs a été l’occasion de faire l’éloge de l’artisan du congrès de la Soummam et tête pensante de la révolution.
D’autres questions ont été jugées opportunes par M. Ali Abane, comme la légitimité de sa statue dans la capitale en raison de sa dimension nationale.
Une conférence a été donnée par M. Ali Abane en présence de Ismaïl Ouguemoune, ancien moudjahid. Le conférencier s’est attardé sur les apports politiques du congrès de la Soummam, de même qu’il s’est adonné à l’explication des principes directeurs de cette plate-forme politique majeure. « Le principe de la primauté du politique sur le militaire a été dévoyé de son véritable sens à des fins de leadership dans l’appareil dirigeant de la révolution. Ce principe directeur voulait que les décisions soient le fait des politiques, sans exclure pour cela les militaires. On avait affaire à une révolution de pauvres, avec les armes des pauvres qui n’avaient que le courage. Nos militaires aussi se sont formés sur le terrain ».
Ali Abane a poursuivi en affirmant que la puissance coloniale, ne s’étant jamais remise de la perte de notre pays, a toujours joué sur les rivalités et a favorisé l’émergence de la médiocrité à son profit, « on avait tout pour bâtir une grande nation, à l’instar des pays européens mais malheureusement, on s’est empêtré dans les luttes de chapelles et les ambitions personnelles au détriment de l’intérêt national ».
Par ailleurs, un concours portant sur le parcours militant d’Abane Ramdane a été organisé. Cette commémoration sera clôturée par un gala qui sera donné par le chanteur Rabah Ouferhat dont on attend d’ailleurs des nouveautés.
Amarouche M.
