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Le prix Goncourt 2005 présente son œuvre majeure

Le romancier et cinéaste, François Weyergans, a animé une conférence de presse ce dimanche, au complexe culturel Laadi-Flici (Théâtre de Verdure), à l’occasion de la sortie de son dernier roman, Trois jours chez ma mère.

L’écrivain a obtenu le « Prix Goncourt 2005 » pour cette œuvre il a inauguré ainsi, la nouvelle collection baptisée Laurier des Editions SEDIA.

François Weyergans est l’auteur de douze romans dont, certains lui ont valu des prix. Il a obtenu le grand prix Renaudot en 1992 pour la Démence du boxeur, le grand prix de la langue française en 1997 pour Franz et François, ainsi que le dernier prix, celui de son roman, en l’occurrence, Trois jours chez ma mère, qui a obtenu le prix Goncourt en 2005. Entre autres, d’autres œuvres figurent parmi sa collection, tels que, Berlin mercredi, paru en 1979, Les figurants en 1980 (dont la version définitive, corrigée et augmentée, parait en 1988 sous le titre Françaises, Français dans la collection Folio), Macaire le Copte paru en 1981, Le radeau de la Méduse en 1983, La vie d’un bébé en 1986, Je suis écrivain en 1989, et enfin Rire et pleurer paru en 1990.

En outre, le romancier et critique du cinéma, s’est orienté vers le septième art (IDHEC) après des études inachevées, réalisant, ainsi, son premier film sur Maurice Béjart. Il réalisera, par ailleurs, deux longs métrages qui ne seront jamais projetés.

Durant cette conférence, il a évoqué son parcours de romancier et parlé de ce livre dont l’écriture a duré près de cinq années. Ce livre laisse croire que c’est un roman autobiographique, alors que son auteur s’en défend en disant que l’histoire en question découle de la fiction : « En fait, il n’y a que moi qui sait ce qui est vrai dans ce roman et ce qui est faux », explique-t-il, tout en ajoutant que « c’est fait sciemment pour jeter le trouble dans l’esprit du lecteur » un petit jeu auquel il se s’adonne avec un malin plaisir, du début jusqu’à la fin de son roman et auquel le lecteur est pris avec la même facilité. Il choisit de donner son nom au personnage de son roman, à savoir, François Weyergans.

Nuit après nuit, un homme perturbé se protège en évoquant son passé. Sa mémoire lui donne le vertige. Alors, il s’invente une série de doubles qui mènent une vie sentimentale aussi agitée que la sienne. Il voudrait aller rendre visite à sa mère qui vit seule en Provence et qui aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il s’est promis que sitôt son œuvre finie, il ira rendre visite à sa mère. A travers ce livre, l’auteur mêle la profondeur et l’humour, rire et émotion, dans un roman qui affirme avec force les pouvoirs de la littérature.

C’est un genre de kaléidoscope qu’il invente, « le vrai narcissisme », déclare-t-il. Son inspiration pour l’écriture lui vient la nuit où il se sent bien à l’aise pour coucher son côté sentimental sur les pages. « Ecrire la nuit est un choix technique », confie-t-il.

Pour répondre à la question de sa relation avec la littérature magrébine d’expression française, il a avoué qu’il n’est pas spécialiste de ce genre de littérature, mais il lui revint à l’esprit que son père lui avait recommandé de lire Nedjma du grand écrivain Kateb Yacine à l’âge de 14 ans.

Ainsi, il a eu également l’opportunité de lire Driss Chraïbi, Rachid Choukri et Assia Djebbar. Avec franchise, l’écrivain s’est laissé dire qu’il préfère ne pas s’égarer géographiquement pour ne pas perdre de vue sa littérature. Par ailleurs, il est à noter que ce roman, Trois jours chez ma mère est disponible en Algérie aux éditions SEDIA et par la collaboration de l’Etablissement Arts et Culture et cédé à un prix abordable.

Kafia Aït

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