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Le géant allemand Linde aspire à dévorer l’ENGI

Les investisseurs allemands seront de plus en plus présents dans notre pays. C’est ce qui ressort, en tout cas, des dernières déclarations de l’ambassadeur de ce pays en Algérie, en marge de la cérémonie de signature du contrat entre le leader mondial du gaz industriel (Linde), et l’Entreprise nationale du gaz industriel (ENGI).

Son excellence, présent à cette rencontre, a fait éloge de la volonté des deux nations de reussi un long parcours, en matière d’investissement, devant les représentants des deux sociétés, mais aussi du patron de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Said.  » Les relations commerciales entre les deux pays sont excellentes, et les pouvoirs publics, à leurs têtes, le président Bouteflika et la chancelière Angela Markel, sont se sont étendus lors de la dernière entrevue, au sommet du G8, pour l’intensification de la coopération dans divers secteurs  » a-t-il déclaré à la presse. Pour ce qui est de la rencontre d’hier, le contrat de cession des actifs a été signé par le P-DG de l’ENGI, Lahoucine Boucherit, et le futur président de LINDE Algérie « , Richard Perrayon.

Les deux signataires ont refusé, par clause de réserve, de dévoiler le montant de cette transaction.  » Le montant est très intéressant  » s’est contenté de dire M. Boucherit. Cependant, une source digne de fois, rencontrée en marge de la cérémonie de signature, nous a indiqué qu’il s’agirait de 27 millions d’euros pour les 66% des actifs.

Le secrétaire général du ministère des Participations et de la Promotion des investissements, a fait savoir, que les négociations n’ont pas été faciles pour les deux parties.  » Malgré la dureté des négociations, les deux partenaires sont arrivés à un consensus  » a-t-il estimé, souhaitant que, cet accord devienne le starter d’une coopération de grande envergure. Lors d’un point de presse organisé en marge, M. Boucherit, a fait savoir qu’avec cet accord, la valeur des exportations, qui est déjà estimée à 1 million de dollars devrait au moins tripler à partir de la première année de cette privatisation partielle.  » L’ENGI dégage des bénéfices annuels dont l’ordre de grandeur varie entre 300 et 500 millions de dinars avec des taux de croissance oscillant entre 6% et 10% « , a-t-il souligné.

Pour sa part, le représentant allemand a émis le vœu que sa société achète toutes les parts de l’entreprise algérienne.  » Si les pouvoirs public décident de céder toutes les actions, on les prendra « . En sus de cette situation financière, M. Boucherit précisera également que son entreprise exporte ses produits vers la Tunisie et la Libye.

De son côté, le futur président de Linde Algérie, a estimé que, le rachat des actifs de ENGI va aider à la promouvoir au niveau  » du standing des entreprises du groupe Linde, et à accompagner la demande du marché algérien de ses produits, notamment dans le domaine médical « . Le secrétaire général de l’UGTA, qui n’a soufflé mot, s’est contenté de féliciter les deux parties.

Salah Benreguia

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