Les Archs se félicitent

En effet, deux décrets présidentiels portant respectivement création de l’Académie algérienne de la langue amazighe (AALA) et du Conseil supérieur de la langue amazighe (CSLA) viennent d’ouvrir devant la langue et la culture amazighes de nouvelles perspectives. Cette avancée dans le combat pour la promotion de cette angue et culture vient  » conformément aux engagements de l’Etat et des négociations entre la délégation de Mouvement citoyen des archs et les représentants de l’Etat consignés dans le protocole d’accord sur la mise en œuvre de la plateforme d’El-Kseur du 15 janvier 2005 « , se félicitent les animateurs des Archs dans une déclaration rendue publique hier.

Par ailleurs, les délégués des Archs considèrent que la prise en charge effective par les pouvoirs publics de l’un des fondements essentiels de l’identité algérienne  » est une juste et majeure réparation historique du déni officiel (…) de l’identité, la langue et la civilisation amazighes.  »

D’autre part, les Archs estiment que cet aboutissement est la résultante attendue d’un combat de pionniers et de valeureux militants de la cause amazighe représentés par plusieurs générations de jeunes révoltés et des sacrifices incommensurables pour la consécration des droits reconnus légitimes, expliquent-ils. Des militants pionniers au sein du Mouvement national algérien jusqu’à la génération d’avril 80 et tout récemment les martyrs du Printemps noir de 2001,  » eux mêmes inspirés des indomptables activistes et résistants de la stature de Matoub Lounes, Mouloud Mammeri et de ses pairs de Bessaoud Mohand Arav  » martèlent-ils.

 » La création de l’AALA et du CSLA constitue une compensation à la hauteur de tous les vaillants militants des causes démocratiques, de liberté et de justice en Algérie depuis des décennies « , rappellent les délégués qui ajoutent que  » la mise en place de ces deux institutions doit être impérativement assortie d’un contenu conséquent en moyens humains et matériels à même de leur permettre de réaliser pleinement et de manière autonome et indépendante leurs missions et objectifs « , prônent-ils.

Syphax Aït Ifilkou