L’Association nationale de défense des droits de l’enfant (Anadde) que préside S. M. Baghdadi, a choisi cette fois-ci de réunir ses troupes dans la wilaya de Bouira et plus précisément au niveau de la commune de Chorfa pour organiser un forum au profit des enfants. Cette manifestation, la première du genre, regroupera outre la wilaya organisatrice, six autres départements à savoir Blida, Alger, Tizi Ouzou, Boumerdès, Tiaret et Sougueur.
En tout, deux cents participants dont des animateurs, ont été accueillis au niveau du technicum de cette commune depus hier en fin de journée. Au cours de cette rencontre, qui se teindra selon le programme tracé aujourd’hui au niveau du complexe touristique de Tikjda, huit thèmes seront abordés par les enfants eux-mêmes entre autre l’enfant et l’école, l’enfant et la famille, l’enfant et la rue, la culture et le loisir, le travail, le sport et bien sûr, des pédagogues, des sociologues et autres psychologues assisteront aux débats.
A travers ces activités, l’Anadde compte selon les propos du délégué de la wilaya et responsable régional dans cette structure, de prendre en charge, en premier lieu, le volet de l’enfance à l’échelle locale en cherchant les voies et moyens appropriés à même de sauver cette frange de la société des griffes des fléaux sociaux qui, malheureusement, prend des proportions alarmantes et en parallèle lui inculquer le respect, l’amour du savoir, le civisme et les valeurs de la citoyenneté. A long terme, notre interlocuteur projette la création d’un parlement de l’enfance. Il croit alors à l’élection de 45 députés garçons et 45 autres filles.
Les choix de ce nombre n’est pas fortuit mais il renvoie au nombre de communes que compte la wilaya de Bouira.
Le délégué de la wilaya nous cite l’exemple de Tiaret qui, nous dit-il, “dispose d’un parlement d’enfant qui va siéger au niveau de l’hémicycle que préside Ziari”. Ces enfants, ajoute-il, “ont impressionné le premier responsable de leur wilaya par les propositions qui lui sont formulées sur certaines anomalies constatées”.
M. Smail
