On s’engueulait dans la famille parce que vous nous obligiez à retarder l’heure du repas. On n’était pas toujours d’accord avec vous, mais on ne pouvait pas s’empêcher de vous regarder. Ce sont ces mots, épars, chargés d’énergie, qui feront peut-être bouger les choses. Parce qu’elles doivent bouger. Quand les résultats ne suivaient pas non sans avoir essayé, nous étions là pour pour tenter de situer les failles. Mais aujourd’hui que ni la manière ni les résultats ne sont là, notre devoir est de dire basta ! car, à ce rythme, et si ça devait perdurer, nous nous en voudrions d’avoir été complices de la chute du club alors que par, au moins, nos écrits, il se pourrait que nous puissions sauver les meubles. Et les meubles, ce sont le sigle, la signification, la portée et surtout ces millions de supporters qui croient sincèrement en ce club. Nous avons critiqué la venue de certains coachs de la JSK qui n’avaient ni la trempe, ni l’envergure d’entrainer le club et l’avenir nous avait donné raison. Nous avons mis le holà quant à la saignée qui touchait le club par le départ de certains joueurs poussés à partir, et la direction du club, faisant mine de voir plus loin que le bout de leur compte bancaire, s’est ressaisie à temps. Ouf ! nous avons dit que le recrutement de certains joueurs n’était pas en rapport avec les besoins du club pour le seul fait que la Kabylie en regorge, et Hannachi dans sa grande ignorance, n’a fait qu’à sa tête. Aujourd’hui, rien ne va plus. Et c’est pour cela que, fidèles à notre ligne éditoriale, nous ne pouvons faire autrement que de dire que la situation exige que la direction change. Que ceux qui président aux destinées de la JSK comprennent une bonne fois pour toutes que l’heure du départ a sonné. Que la JSK en tant que fond de commerce doit relever du passé. Que le moment de rendre des comptes est bel et bien venu.
Et pour prouver que notre seul souci est que la JSK ne connaisse le déclin qui ne sied guère à son standing, nous pouvons émettre quelques propositions aux dirigeants. Que Hannachi, aujourd’hui enrichi, prenne une retraite dorée pour soigner ses crises de colon, loin des invectives et des charges émotionnelles ; Que Azzedine Ait Djoudi prenne le premier vol vers Annaba ou, dit-on, le coach Mennadi est à la recherche d’un entraineur qui dispense ses services en fonction de la fiche de paye. Comme cela, tout le monde ne se portera que mieux.
Quant à nous, nous continuerons à applaudir quand la machine roule et inversement.
Yannis Zafane
