Un meurtre à élucider

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L’opacité totale qui entoure l’affaire Matoub Lounès, tué dans une embuscade le 25 juin 1998 à Tala Bounane, près de Tizi Ouzou, inquiète de plus en plus les membres de sa famille et les millions de fans de l’enfant de Taourirt-Moussa.

Après 3 285 jours, les Kabyles n’arrivent toujours pas à faire le deuil de Matoub Lounès qui continue à oindre la région de sa voix rauque. La leçon de courage administré par Matoub Lounès dans les moments les plus dangereux traversés par l’Algérie, reste à l’origine de l’admiration que lui voue encore la population. C’est presque sans surprise que des adolescents âgés d’à peine quinze ans (donc qui avaient 6 ans en 1998) fredonnent aujourd’hui la majorité de ses chansons. Et ce n’est point un hasard si le prénom de Matoub a fait son apparition après 1998.Il est anormal que neuf ans après le cataclysme du 25 juin 1998, le crime ayant visé Matoub reste impuni en dépit des revendications incéssants de la part de sa famille, notamment sa mère et sa sœur Malika, mais aussi de certains acteurs politiques. En attendant que toute la lumière soit faite, la population commémorera aujourd’hui, demain et après-demain l’anniversaire de l’assassinat. C’est à neuf heures ce matin qu’aura lieu à Tizi Ouzou l’inauguration officielle des festivités organisées par la Fondation en collaboration avec l’association Amezgum N’gerger et Issegh. Une exposition et une conférence sont prévues aujourd’hui. Des recueillements auront lieu demain sur la place Matoub-Lounès, à Tala Bounane (lieu de l’assassinat) et sur la tombe à Taourirt Moussa et ce, demain lundi 25 juin 2007. A 14 h, il sera procédé à la projection du film Matoub Lounès, l’ironie du sort, réalisé par Mokrane Hammar. La Fondation prévoit la projection sur écran géant du Zénith de Paris 1998. En parallèle aux activités de la Fondation, plusieurs programmes sont concoctés dans diverses localités par plusieurs associations culturelles. Noureddine Medrouk, porte-parole de la Fondation signale la semaine culturelle qui sera organisée Boumehni (Boghni), Tazrart (Makouda), à Ath Douala-centre, la Maison de la culture de Bgayet par le collectif des étudiants Tahar-Djaout, à Akfadou, à Bouira par l’Association Tagherma, à Oran par l’Association Numidia, etc.

Aomar Mohellebi

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