Ladite opération militaire a été déclenchée selon nos sources sur la base de renseignements précis, faisant état de la présence d’un groupe islamiste armé sévissant particulièrement dans la zone montagneuse de Awati. Les hameaux avoisinants ont été toujours une proie facile pour ces serriate de l’ex-GSPC et des résidaus du GIA qui racketent à outrance les villageois et tentent de réactiver leurs réseaux.
Ce samedi en fin d’après-midi, de nombreux endroits suspects ont été encerclés, puis aussitôt bombardés à l’arme lourde. En progressant vers l’une des tanières ciblées un détachement de l’armée régulière a repêré un groupuscule de terroristes.
Un accrochage s’en est suivi au cours duquel les militaires bien positionnés sur un piton, ont abattu sept éléments de l’ex-GSPC. D’autres lignes ennemies, dont on soupçonne l’existence dans ces monts et vallées s’étendant de Khemis-El-Khechna à Bouzegza, seront torpillées quelques heures plus tard. Les habitants des villages voisins, notamment ceux de Kharrouba et Larbaâtache, n’ont repris confiance, a-t-on appris que lorsqu’ils ont su qu’ils s’agissait d’une opération militaire. Celle-ci aura permis également, selon nos sources de démolir au moins trois refuges de l’islamisme armé. Une action de prévention, on le sait, afin que les groupes terroristes ne puissent pas retourner sur les lieux et s’y redéployer.
L’on rappellera que l’armée régulière a éliminé durant le premier trimestre 2003, une quinzaine de terroristes dans ces maquis faisant frontière avec les wilayas de Blida et de Boumerdès.
Et durant plus de trois ans puisque entre temps, plusieurs réseaux de l’islamisme armé y ont été démantelés par la police judiciaire, cette contrée avait tangiblement renoué avec la quiétude.
Et là, comme dans d’autres régions du pays, l’armée régulière affiche une farouche résolution de s’assurer définitivement la maîtrise des fiefs de la soldatesque locale d’El Qaïda.
Deux autres opérations antiterroristes sont en cours actuellement, au nord-ouest de Bouira, l’une dans les maquis de Beggas et l’autre dans les forêts de Hazzama et Lalia Moussaâd pour faire diversion, une serriate du GSPC a planifié, il y a trois jours non loin du village d’Aomar, un attentat à l’explosif tuant deux membres du GLD avant qu’ils soient désarmés et détruisant une pipe-line du gazoduc traversant cette contrée.
Salim Haddou`
