l Les travaux de réhabilitation du marché des fruits et légumes de la ville de Boghni avancent à une allure qui ne satisfait guère les marchands, lesquels durant cette période estivale sont soumis à des conditions de travail d’une extrême apreté, du fait qu’ils se retrouvent, il y a maintenant plus de 5 mois à la rue. L’unique solution pour eux de préserver leur activité après la décision de fermeture prise par l’APC, en principe pour une période que ne devait pas dépasser 4 mois. Cependant, en dépit de la volonté affichée par les autorités locales de respecter les délais qu’ils ont fixés pour procéder à sa réouverture, les espaces ayant fait l’objet d’une opération de dallage dans le cadre des Plans communaux de développement (PCD) ne peuvent en l’état actuel, accueillir les vendeurs tant que les allées du marché n’auront pas fait l’objet de revêtement. A ce sujet, l’enveloppe allouée à ce projet ambitieux, faut-il le préciser, dépasse un milliard de centimes, mais reste insuffisante pour faire face à l’ensemble des travaux engagés. De ce fait, il semblerait que l’exécutif communal aurait besoin d’une rallonge financière pour terminer les travaux et mettre fin à l’attente des commerçants et des milliers de citoyens complètement désorientés par cette situation. Les marchands sont concentrés du côté de la rue jouxtant l’abattoir municipal, ce qui amplifie d’une manière considérable le phénomène des embouteillages et par conséquent la difficulté de circuler pour les piétons. D’un autre côté, la situation a nettement avantagé la dégradation de l’environnement en ville, notamment par la prolifération des décharges sauvages à côté des lieux où sont installés les vendeurs, ce qui a en outre causé l’apparition de toutes formes d’insalubrité. En somme, il est plus qu’indispensable pour les responsables de la commune de Boghni d’agir efficacement et rapidement sur le terrain afin d’achever le plus tôt possible toutes les opérations de réhabilitation et de rénovation du marché en question, car au train où vont les choses, le chef-lieu risque de devenir infréquentable et la situation des commerçants pourra générer des problèmes pour l’ensemble de la collectivité.
M. Haddadi
