l Dans un communiqué laconique transmis hier à notre rédaction, le comité des supporters de la JSK, présidé par Abdelkader Lazri, n’est pas allé de main morte pour fustiger l’entraîneur Azzedine Aït Djoudi, l’accusant, entre autres, de la mise à l’écart des joueurs Marek et Ouslati, en reproduisant les mêmes procédés fâcheux que l’ex-entraîneur français Jean-Yves Chay, lui à qui on avait reproché « la mise à l’écart des joueurs pour des raisons extra sportives, tels que Raho et le même Ouslati », décision qui risque, selon le rédacteur du communiqué, de « provoquer un énorme mécontentement des supporters « . Ce n’est pas tout : il est également fait grief au coach actuel ( pour combien de temps encore ? ) le « flou des schémas tactiques, surtout lors des dernières rencontres de la JSK », en citant le match des demi-finales de la Coupe d’Algérie face à l’USM Alger et celui, d’il y a quelques jours, face à l’Itihad de Libye, où Ait Djoudi, est-il écrit, « s’est contenté d’aller chercher le nul ». Voilà pour les reproches faits à celui qui tient la barre technique des Canaris et qu’on ne peut, pour des raisons évidentes, qu’approuver. Or, la suite du communiqué qui illustre d’autres motifs de mécontentement est plutôt à adresser au président du club Moh Cherif Hannachi qui, à son tour, est le responsable direct de l’état de déliquescence avancé que traverse le triple champion d’Afrique.
En effet, le recrutement de Omar Hamenad, en qualité d’entraîneur des gardiens, en remplacement de Lyès Izri, est une initiative personnelle du boss sans que le coach n’ait été consulté. Cela s’est passé il y a une semaine, jour pour jour, à l’hôtel Mercure d’Alger. Et si le comité de supporters du club est en droit d’apposer son veto quant au choix de ce dernier pour le motif qu’ « il n’est pas prêt d’oublier que ce dernier a été infidèle à la JSK et ses supporters avec ses gestes obscènes qu’il adressait à chaque fois qu’il évoluait contre les Canaris », il omet, sciemment ou sur injonction (devinez de qui), que Azzedine Aït Djoudi, qui n’est pas exempt de reproches, qu’il n’est en rien responsable de la venue de l’ex-gardien de but et, par ricochet, de la mise à l’écart de Lyes Izri. Ceci pour la précision et l’équité.
Enfin, il est à se demander qu’au moment, bizarrement, où le coach Azzedine Aït Djoudi se retrouve dans de beaux draps avec la traversée du désert de la JSK, cette campagne de déstabilisation, menée par le comité des supporters du club, tente de l’enfoncer davantage. La morale de ce communiqué, estimons-nous, est que lorsqu’on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. Et la morale de cette morale est que l’instigateur de cette vile campagne d’intox qui vise Azzedine, ne pouvant le licencier, a eu la trouvaille d’empreinter ces chemins escarpés jonchés de combines et d’irresponsabilité.
Y. Z.
