En concurrence directe, et pour cause, les deux coachs qui ont animé la finale de la Coupe d’Algérie l’Italien Enrico Fabbro et le Belgo-Algérien Rachid Belhout jouaient également leur tête dans un sens. Issus tous les deux de l’école européenne,puisque le premier a fait ses classes de technicien à la Lazio de Rome et le second a passé ses diplômes et exercé en Belgique avant d’atterrir en Algérie, plus précisément à Sétif où il a contribué au renouveau de l’Entente qui s’est emparée du championnat et de la Ligue des champions des clubs arabe après son départ et sous la conduite de Rabah Saâdane. De ce match entre coachs, c’est Fabbro qui sort vainqueur en devenant le troisième entraîneur étranger (après le Polonais Stéphane Ziwotko, avec la JSK en 1977 et 1986, et le Français François Bracci avec le MCA la saison dernière) à avoir remporté une Coupe d’Algérie. Du coup, Fabbro, dont la petite famille était présente pour ce grand événement, confirme l’adage qui dit : « Jamais deux sans trois », mais surtout gagne un nouveau contrat avec le Mouloudia d’Alger. En effet, les dirigeants et membres du directoire qui gèrent les affaires courantes du club ont décidé de renouveler officiellement leur confiance à l’entraîneur Italien lequel devra s’atteler à préparer la liste des joueurs libérables et ceux à recruter. Souhaitant ce challenge, Fabbro se dit prêt à s’engager pour construire une équipe plus conquérante qui gagnera d’autres titres, d’autant qu’il aura l’opportunité de choisir lui-même ses joueurs et mener le stage de préparation à sa façon près de chez lui, dans la ville éternelle. Enfin, est- il utile de le rappeler, lors de sa conférence de presse tenue conjointement avec son rival de l’USMA, Rachid Belhout, le coach italien avait prédit la victoire de son équipe en annonçant en aparté, avoir fait le rêve de brandir le trophée. Cela a fait rire les confrères présents mais aujourd’hui il y a lieu de se poser la question de savoir si l’Italien ne possèderait pas des dons de voyance
Y. Z