Au départ, il suffisait de produire un dossier pour obtenir un registre de commerce et la boutique pouvait ouvrir ses portes aux internautes avides de se connecter et de connaître le monde.
En 2007, l’activité est soumise à de nouvelles règles pour l’obtention d’une autorisation d’exploitation, délivrée, cette fois, par la DRAG. Si, pour ceux qui se sont installés dans des bâtiments récents, la constitution d’un dossier est aisée, la situation de ceux qui occupent des locaux, datant de l’ère coloniale, est plus complexe.
Ils voient, même leur gagne-pain menacé, du jour au lendemain. En effet, bien qu’ayant satisfait aux conditions requises, lors de leur ouverture, il y a de cela plusieurs années, pour certains, de nombreux cybercafés risquent, tout simplement la fermeture, au cas où ils ne se conformeraient pas aux nouvelles dispositions, régissant ce genre d’établissements.
En effet, une loi, datant de l’année 2005, éxige des exploitants de ces commerces, de fournir un dossier qui comprendrait entre autres pièces, un permis de construire de la bâtisse, délivré, normalement, par les services techniques de l’APC.
Sans la fameuse pièce, le dossier serait considéré incomplet, donc rejeté. Or, d’après Mohend, un gérant, les services de l’APC refusent de lui délivrer le document, vu que la bâtisse où se trouve son local est ancienne (sa construction date de 1910).
Pourtant, d’après nos renseignements, les nombreuses constructions situées en régions montagneuses et datant de l’ère coloniale, seraient soumises à une loi datant de 1985 qui les considérerait comme légales, même sans permis de construire.
Malheureusement, leurs exploitants actuels, ne cessent de faire les va-et-viens entre la wilaya et l’APC. Certains ont dû s’endetter pour acquérir du matériel et ouvrir un commerce qui emploie, souvent, deux à trois personnes.
Dans la situation actuelle, ils risquent de se retrouver au chômage avec, sur les bras, tous ces micro ordinateurs et autre achetés à coups de millions et dont ils ne savent que faire.
« Pourtant nous n’y sommes pour rien », nous dit l’un d’eux. Qu’on nous dise ce qu’on doit faire et nous le ferons. Mais qu’on ne nous fasse pas courir, sachant que notre situation est particulière ». La nouvelle loi met plusieurs gérants de cybercafés dans l’illégalité.
Pour éviter une telle situation, ils n’ont d’autre solution que de mettre la clé sous le paillasson si une intervention des autorités ne vient pas résoudre leur problème.
Nacer B.
