Le dialogue avec le Pouvoir pour défendre les droits des employés

Tout en félicitant le wali de Boumerdès, Ali Bedrissi qui a assisté à cette rencontre, le premier responsable de ladite organisation syndicale nationale dira encore que « la présence des responsables locaux à nos différents congrès, illustre l’intérêt accordé par l’Etat à notre mouvement. « 

Et d’enchaîner « nous collaborons avec le pouvoir sans complexe ni arrières-pensées puisqu’il s’agit en définitive de défendre l’intérêt du pays ». Pour avoir fait preuve d’extrémisme dans leur manière de poser les problèmes socio-économiques, les autres instances syndicales n’ont guère pu, selon l’orateur améliorer la situation des travailleurs.

L’UGTA a pu, elle, à ses dires, trouver tout au moins une solution au problème des salaires impayés auquel étaient confrontés en 1997, 84 000 travailleurs. En moins de 7 ans, la situation sera débloquée, a-t-il précisé, au profit de 54 000 employés. Puis jusqu’au mois d’avril dernier, 30 000 travailleurs ont obtenu gain de cause. Les 3 000 employés restants recevront tôt ou tard leurs salaires, a-t-il promis.

S’adressant à 200 délégués venus de différentes régions et à une dizaine de représentants d’un syndicat de travailleurs italiens (établis à Venise) Sidi Saïd rappellera que les différentes augmentation de salaires ont été (toujours) le fruit de négociations avec le gouvernement.

Lui succédant, M. Djenouhat, indiquera lui, que 5% des travailleurs relevant du secteur privé sont affiliés à l’UGTA.

Et suite à une convention avec les représentants du patronat, le SNMG a connu une augmentation variant entre 10 et 20%. Ladite convention est actuellement appliquée au niveau d’une centaine d’entreprises privées. Mais d’une manière générale, pour que la famille algérienne (ayant en moyenne quatre enfants) dispose du strict nécessaire il lui faudrait un salaire de 25 000 DA, a-t-il expliqué en substance.

Le congrès national de l’UGTA est prévu début 2008, a-t-on laissé entendre. 38 wilayas si l’on ajoute à partir d’hier celle de Boumerdès s’y sont déjà préparées.

Salim Haddou