l Le devoir de s’impliquer dans l’aide et la prise en charge des couches les plus défavorisées et les plus vulnérables de la société, à l’image des inadaptés mentaux, n’est vraisemblablement pas un simple mot de la bouche, mais une tâche réelle que des citoyens ayant le sens de solidarité s’apprêtent à concrétiser. C’est à cet effet d’ailleurs que des cadres gérants d’entreprise, les professions libérales, des citoyens de la Cne d’Amizour se sont rencontrés pour s’organiser en association humanitaire, dénommée Assiham et dont l’objectif primordial est d’assurer l’insertion dans la vie active les handicapés de leur commune. Le chiffre de ces inadaptés mentaux à Amizour avoisine selon une source de l’APC, les 400, dont une centaine environ sont handicapés à 100%. Sensibles aux difficultés qu’endurent cette catégorie de personnes ayant perdu la capacité de leur autonomie dans la vie quotidienne, les membres de ce nouveau né du monde associatif prévoient au lendemain de sa création des actions et même des moyens humain et matériel nécessaires à alléger leur fardeau, voire à les intégrer pleinement dans le monde des « normaux ». De la bouche du président d’Assiham, fraîchement installé, en l’occurrence M. Mahfoud Kernou, la prise en charge médicale se fera dans tous les domaines allant de l’assistance sanitaire à l’équipement en matériel adéquat, en passant par une bonne prise en charge éducative. Ainsi, outre la création d’une salle de rééducation physique pour diminuer le handicap de ces inadaptés, notre interlocuteur dira que son association assure des loisirs et même des mariages au profit de leurs handicapés. L’atruisme et la solidarité sont légion dans notre société, et c’est tant mieux !
Nadir Touati
