Les martyrs ne meurent jamais

A la faveur de la commémoration du 5 Juillet, la commune d’Aït Oumalou a décidé de réhabiliter une figure nationaliste quasiment inconnue des générations actuelles. Il s’agit de Mohamed Said Djillani, un militant de la première heure, né en 1886 à Agouni Bouragh. Après une instruction primaire réussit à décrocher son certificat d’études, très rare à l’époque. C’est en France qu’il s’initia au militantisme en intégrant la CGTU, puis en prenant une part active à la création de l’Etoile nord-africaine en 1926.

Il géra le journal El Ouma de 1934 à 1939 et participera à la création du PPA en 1937, dont il devint un militant assidu. Si Djillani accompagna d’une manière très active la naissance et la maturation du mouvement national dont le point d’orgue fut le déclenchement de la Guerre de libération. Il décéda en 1956 en France après une longue maladie sans avoir pu savourer l’indépendance pour laquelle il s’est tant investi.

Il fait partie des nombreux architectes anonymes de cette œuvre au long cours d’éclosion d’un Etat souverain, mus par par la seule volonté de voir leur pays accéder à la dignité et à la liberté. Il repose aujourd’hui dans le cimetière du petit village d’Agouni Bouragh. L’exécutif communal et l’ONM, le comité de village et les nombreux citoyens qui se sont recueillis sur sa tombe ont tiré de l’oubli ce résistant de la première heure.

Amarouche