Le bras de fer perdure

Le conflit, rappelons-le, oppose certains citoyens demandeurs de logements et qui ont procédé au squat suite à leur longue attente, l’administration communale suite à cet acte, avait procédé à un dépôt de plainte. Ainsi la décision de justice décrétant l’illégalité de l’acte commis par ces citoyens n’a pas manqué de les faire réagir, eux qui se considèrent lésés dans leur droit à un toit.

L’on note que parmi les occupants de ces logements, il y a d’anciens fonctionnaires de l’administration publique et pour la plupart des cas sociaux ne pouvant se permettre l’achat d’un logement par ces temps qui courent.

Les concernés que nous avons rencontrés ne nous ont pas caché leur désarroi quant aux conditions qu’ils vivent actuellement. Pour cela et en ce qui concerne ce conflit qui les oppose à l’administration municipale, ils se disent ne pas tenir à ces logements, mais demandent à ce que l’Etat puisse trouver une solution et ne pas les envoyer dans la rue.

Pour cela, les occupants de ces logements campent sur leur position de ne pas quitter ces habitations avant que l’administration ne leur attribue des toits où ils peuvent abriter leurs enfants.

C’est dans cette optique que les contestataires ont décidé d’interpeller les hautes autorités du pays dont le président de la République en personne, pour intervenir dans cette affaire. D’ailleurs, et en prévision de la visite du Président annoncée pour les prochains jours dans la région, ces citoyens comptent l’inviter pour, disent-ils  » lui (le président) permettre de voir l’état de délabrement dans lequel nous vivons et c’est à lui, en sa qualité de premier magistrat du pays, de réparer une telle injustice envers des citoyens ayant servi dignement leur pays durant plusieurs années de labeur « .

L. K.