Journée de protestation le 1er mars

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Suite à son conseil national tenu jeudi dernier, le CNAPEST a annoncé qu’une journée de protestation est prévue pour le 1er mars prochain et que les professeurs vont procéder à la rétention des notes (ne pas remettre les notes des devoirs et compositions du 2e trimestre à l’administration) pour protester contre les atteintes aux libertés syndicales et dénoncer toute action judiciaire à leur encontre. En effet, M. Lemdani que nous avons contacté, hier, nous a déclaré que ces deux décisions sont prises après examen des rapports des wilayas qui ont fait état de plusieurs cas de suspensions, de ponctions sur salaires et même de poursuites judiciaires contre les professeurs à l’image de M. Dali, délégué de Tizi Ouzou, M. Bouras de Chlef qui est actuellement suspendu, en attendant d’être traduit devant le tribunal, M. Zbiri de Bordj Bou-Arréridj qui a fait l’objet de deux plaintes ainsi que M. Osmane du CLA.M. Lemdani a déploré ce qu’il a qualifié de “chasse aux enseignants qui n’ont même pas le droit de se réunir bien que le pluralisme syndical soit garanti par la Constitution et que toutes les conventions internationales que l’Algérie a ratifié ont consacré”. Il a par ailleurs, regretté “le mépris des pouvoirs publics à l’adresse des syndicats autonomes qui ne sont quand même pas des hors-la-loi”. Il a ajouté que le rapport présenté par les syndicats de wilaya était “accablant” et que jusqu’à présent, “aucun débat sérieux et responsable n’est engagé avec la tutelle sur les revendications socio-professionnelles des enseignants”. Enchaînant sur cette lancée, M. Lemdani a affirmé que le CNAPEST en tant que syndicat continue à faire l’objet de mépris et d’injustice dans la mesure où il est dans l’attente de son agrément depuis longtemps. “Le dossier a été déposé pour la 3e fois le 22 novembre 2004, en tenant compte des modifications exigées par le ministère du Travail sur les articles 36, 67 et 77, et bien que la réglementation stipule que la réponse doit être rendue dans un délai d’un mois, en date du 25 février, rien n’est encore fait”, nous a-t-il déclaré. Prenant part à la conférence nationale organisée par le Comité nationale des libertés syndicales (CNLS) où il a présenté une intervention sur la reconnaissance syndicale, M. Lemdani a dénoncé “le monopole de l’UGTA sur l’activité syndicale”, tout en précisant que le CNAPEST “n’est pas contre l’UGTA, mais que le monopole qu’elle exerce avec la complicité et la bénédiction des pouvoirs publics et le favoritisme dont elle fait l’objet, exacerbe les syndicalistes autonomes”.Réagissant aux déclarations de Bouteflika qui dit “ne reconnaître comme partenaire social que l’UGTA”, M. Lemdani a souligné que “le Président ne pourrait pas être contre le pluralisme syndical consacré par la Constitution”.Il a ajouté que le CNAPEST considère que ce sont des propos tenus dans “des conditions conjoncturelles socioéconomiques bien déterminées”.

H. Hayet

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