En effet, un simple tour dans la daïra avec ces quatre communes (Tizi n’Tleta, Ouadhias, Agouni, Gueghrane et Aït Bouadou) permet de tirer la conclusion d’un vide “infrastructurel” qui rend le quotidien des habitants — qui se comptent par milliers — pénible et difficilement supportable. Cette raison peut justifier à elle seule, l’exode vers la ville ; un milieu urbain dont les conditions de vie sont, plus ou moins supportable.
Les Ouadhias s’interrogent sur l’absence d’un tribunal qui aurait pu alléger leur souffrance, car supporter le déplacement vers Draâ El Mizan pour un papier administratif n’est pas évident.
Cependant, il est tout à fait clair que c’est l’inexistence d’une structure sanitaire (digne de ce nom), à savoir un hôpital pour la daïra des Ouadhias qui est inadmissible. “Il est inconcevable pour une daïra comme les Ouadhias de ne pas disposer d’un hôpital qui pouvait nous épargner les longs et coûteux déplacements vers Boghni ou le CHU de Tizi Ouzou. Nous estimons qu’il est venu le temps de réhabiliter notre daïra, cela commence par sa dotation d’une structure à l’image de l’hôpital, à même d’améliorer le quotidien de nos concitoyens”, nous dira M. Smail Ouerd, élu à l’APC des Ouadhias.
Dans cette logique, l’on apprend qu’une démarche commune (entre les quatre APC de la daïra) est déjà entamée afin d’inscrire le projet de l’hôpital en faveur de cette daïra. Ainsi, selon des sources proches du dossier, les quatre P/APC de la daïra, ont adressé récemment un courrier au ministre de la Santé pour “s’enquérir de l’état d’avancement de l’opération d’inscription du projet”, a déclaré notre source.
Outre le fait que le besoin d’une structure sanitaire d’envergure est pressent, le fait que les quatre P/APC proposent une assiette foncière (sise sur les hauteurs de la ville de Ouadhias) plaide en faveur de cette région puisque cela constitue généralement un véritable rempart qui retarde le développement d’une région. Les citoyens attendront donc, avec une grande attention les nouvelles de l’inscription de cet hôpital, une nouvelle qui viendrait rafraîchir un peu les journées moroses d’un été qui s’annonce déjà très chaud pour les Iwadhiyens.
A. Z.
