l Le président du Forum des chef d’entreprise a été l’invité avant-hier du quotidien arabophone El-Khabar dans l’espace d’opinions » Fatour Essabah « . D’emblée, il a tenu à déplorer le nombre des entreprises françaises présentes en Algérie, en indiquant que le chiffre 250 est trop faible en comparaison avec les entreprises installées chez notre voisin le plus proche, en l’occurrence le Royaume Chérifien, à savoir 1 000 sociétés. » Parmi les 40 plus grandes entreprises françaises, 38 se trouvent au Maroc « , se désole-t-il. Cependant, et au regard du volume des échanges commerciaux entre les deux pays, les investissements directs français, se trouvent en deçà des potentialités qu’offre le marché algérien. Pour ce qui est de l’exercice écoulé, dira Hamiani, les échanges commerciaux ont atteint 4,5 milliards de dollars et les investissements français 295 millions de dollars, de quoi, ajoute-il, être perplexe face à cet important écart. Mais paradoxalement, la France reste le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie avec un montant de 245 millions de dollars en 2006. Toujours dans le même registre, l’hôte d’El Khabar, a mis en avant la courbe ascendante que connaît, à présent, les investissements arabes dans notre pays. Surfant sur les chiffres, il fera savoir que les investissements arabes sont estimés cette année à 15 milliards de dollars. En se référant aux statistiques fournies par l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI), l’ex-ministre de l’industrie, a indiqué que cette année a été marquée par 20 projets en cours d’investissements, d’une valeur de 15 milliards de dollars. Il s’est dit, à ce propos, surpris que les capitaux arabes sont plus présents, et ce depuis 2003, en Algérie que ceux en provenance du pays de l’oncle Sam, et du vieux continent. » La réussite du groupe Orascom a servi d’exemple aux autres investisseurs arabes » a-t-il souligné. Mieux, L’invité d’El Khabar, a fait l’éloge des aptitudes des hommes d’affaires arabes, lesquels d’investissent d’une manière professionnelle, eux, par un proche, dans le passé, situés bien loin de leur homologues occidentaux. » Ils ont émontré qu’ils sont capables de développer divers secteurs et l’exemple le plus éloquent dans notre pays sont les télécommunications « a-t-il ajouté. A une question relative à l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne, mis en application depuis déjà deux ans, Hamiani a déclaré qu’il n’y a rien de nouveau dans l’environnement économique national. Concernant par ailleurs l’adhésion de notre pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’orateur dira en termes, on ne peut plus clair, que celle-ci devient de plus en plus une obligation, déplorant au, passage que notre pays soit considéré comme l’un des rares pays qui n’a pas encore adhéré à cette entité. Pourquoi? Reda Hamiani répondra que c’est les pays membres de l’OMC, qui se sont opposés à cette adhésion, du fait que notre l’Algérie n’a pas encore régulé les prix du gaz au niveau national, et ce, par rapport à ceux appliqués de par le monde. Revenant sur la récente rencontre entre le FCE et le MEDEF, le président du FCE, a tenu à souligner que la représentation algérienne, a mis en exergue l’opportunité qu’offre le marché algérien, tout en plaidant pour que les relations commerciales se taillent désormais la part du lion dans la coopération bilatérale entre Alger et Paris.
Salah Benreguia
