l » La présence de la femme dans les luttes politiques « , tel était le thème de la table-ronde organisée par l’association Femmes en Communication, samedi. Cette action a pour but l’information et la sensibilisation aux droits des femmes, notamment ceux portant sur sa participation dans le domaine politique, ainsi que l’égalité entre la femme et l’homme. Dans ce contexte, Me Sadat, avocate et militante féministe, a indiqué qu’un » régime basé sur la laïcité dont la séparation entre le religieux et le politique sera une grande avancée pour la consécration pleine et entière de l’égalité contre l’homme et la femme « . Elle a également souligné que le code de la famille est une entrave à l’émancipation de la femme. A cet effet,elle a cité comme exemple la loi concernant la tutelle obligatoire pour la femme, afin de pouvoir se marier, qui a sub,i a-t-elle dit, un lifting en 2004. Elle a, par ailleurs, affirmé que les textes de loi sont loin d’être appliqués concrétement et ceci, reviendrait selon elle à notre éducation, à nos coutumes et notamment à nos écoles. Dans son intervention, Nassera Marrah, militante féministe et chercheur dans la mémoire de la lutte des femmes, a affirmé que la femme a toujours eu sa place dans le domaine politique. Elle a, ensuite, démontré ses dires en prenant pour exemple Lala Fadhma N’soumer qui a levé toute une armée, et a combattu les Français durant sept ans, sans oublier Tinhinane, El Kahina et plein d’autres femmes historiques. Elle a rappelé que toutes les femmes qui ont rejoint les maquis durant la Révolution, l’ont fait de leur plein gré et dans la majorité du temps contre leurs parents. Contrairement à ce que pensent les gens, toutes ces femmes sont des intellectuelles, a-t-elle ajouté. Selon cette militante, ces femmes n’ont pas été récompensées selon leur mérite, car dès la fin de leurs missions, elles ont été totalement écartées de la vie politique, sous prétexte qu’elles ne sont pas capables d’assumer ce domaine. Elle a enfin jugé qu’il y a » des femmes plus habilitées pour le domaine politique, et du moment qu’il y a des hommes compétents je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de femmes compétentes « .
Samira Oulebsir